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La Mauritanie, un Sahel miniature: Lorsque Nouakchott fait face aux menaces du djihadisme 

Jeune Etat, la Mauritanie voit son nom apparaître sur l’échiquier géostratégique international dans les conflits de faible intensité, depuis 1975, contre les séparatistes du Polisario, et, depuis 2005  contre le djihadisme islamique du GSPC en provenance de l’Algérie. Cette confrontation ou guerre des pauvres, visait l’implosion de l’équilibre ethnique de ce pays africain, avec toutes ses ramifications maghrébines et subsahariennes. 

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La Mauritanie, un Sahel miniature: Lorsque Nouakchott fait face menaces du djihadisme 

Cette sous-région a été, de tout temps, une terre de brassage ethnique et d’échanges entre civilisations et une passerelle commerciale entre le Maroc et l’Afrique noire (empire du Ghana). Cela explique son engagement dans tous les enjeux du Sahel. Dans ce contexte mouvant, caractérisé par une instabilité régionale, la Mauritanie s’est trouvée, elle aussi, contaminée par l’extrémisme religieux et confrontée au terrorisme, malgré sa contribution au rayonnement d’un islam modéré à partir de la ville spirituelle de Chengueti répandu dans tout le Sahel. 

De 1975 à 1979, la Mauritanie était affaiblie par les attaques successives des séparatistes du Polisario. Puis de 2005 à 2010, elle est devenue une cible des attaques de groupes djihadistes qui ont réussi à porter un coup d’arrêt à l’activité touristique (prise d’otages) et au commerce avec les pays riverains. Rappelons que la localité Lemghyritty fut attaquée en 2005 faisant 15 morts et 3 disparus. D’autres assauts ont suivi contre plusieurs villes mauritaniennes. 

Devant l’évolution de cette situation endémique, les militaires mauritaniens qui ne disposaient que de deux bataillons motorisés, dont la garde présidentielle, ont décidé de s’engager pleinement pour endiguer ce défi sécuritaire, sachant d’avance que la stratégie anti-terroriste ne devrait pas se limiter à la seule Mauritanie, mais englober les différents efforts menés par les pays confrontés aux mêmes menaces, particulièrement l’Algérie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ainsi, depuis 2010, une approche conjointe fut adoptée avec les pays riverains. Cette stratégie consiste à intégrer, d’une part, le G5 Sahel sous les auspices de la France, et, d’autre part, le CEMOC sous commandement algérien à Tamanrasset. 

Au niveau local, la Mauritanie a suivi deux stratégies complémentaires contre l’extrémisme religieux et le terrorisme. La première, préventive, consiste à associer tous les acteurs de la société civile, afin de déconstruire le discours djihadiste et sensibiliser la jeunesse au danger du terrorisme. La seconde a trait à l’utilisation de moyens, civils et militaires, notamment en procédant à une restructuration de l’armée des services de renseignement. La synergie entre les deux stratégies révèle une efficacité notable contre le péril vert. En s’appuyant sur les docteurs de la foi et les juristes religieux très nombreux dans ce pays, la Mauritanie a plus ou moins réussi à couper l’herbe sous le pied des propagandistes salafistes djihadistes et dénoncer leur vision perverse de la religion. 

Si la Mauritanie est connue pour être le pays du « million de poètes », beaucoup de Mauritaniens religieux se sont engagés dans les groupes takfiristes et djihadistes comme Al-Qaida et Daech, dans lesquels ils ont occupé des positions de premier plan. Le résultat de cette stratégie de coercition et de sensibilisation a été tangible. 

Sur le plan du renseignement, l’état-major mauritanien a conçu une stratégie fondée sur des actions préventives, notamment le long des frontières, sans oublier de mettre en place un maillage sécuritaire à l’intérieur du pays, tout en gardant des contacts plus ou moins distendus avec les djihadistes, comme le montre leur capacité de négociation lors des crises liées aux prises d’otages. En terme militaire, la Mauritanie a pris des mesures de refonte profonde de l’armée en subdivisant ses principaux corps en de petites unités aussi agiles que mobiles, capables d’anticiper et faisant preuve de modularité et de réactivité. L’Etat a ainsi procédé à la mise en place d’un corps d’élite terrestre avec la formation d’unités spéciales d’intervention mobiles, bien équipées et autonomes. Cela n’est pas sans rappeler le modèle marocain qui a fait ses preuves. Il ne faut pas s’étonner du fait que le Maroc soit la référence, les deux derniers présidents ayant accompli leur formation à l’académie militaire de Meknès. De plus, l’état-major mauritanien a construit des bases logistiques, en utilisant ses moyens aériens susceptibles de soutenir les unités au sol dans les opérations engagées contre Daech, AQMI et consorts, notamment, aux frontières algéro-mauritanienne et mauritano-malienne. La plupart des troupes mauritaniennes sont basées à la frontière avec l’Algérie et le Mali, ainsi que la zone dite des « trois frontières ». Les frontières poreuses avec l’Algérie sont déclarées « zone militaire », région contaminée par les trafics en tout genre et le terrorisme. Le corps des marines et la garde nationale ont été mis à contribution dans cette guerre pour garantir la sécurité maritime et terrestre du pays. 

Le maillage sécuritaire de la Mauritanie s’est fait grâce à la création d’unités mobiles de gendarmerie qui contrôlent les postes-frontières et les grands axes routiers. Ces mesures sécuritaires drastiques ont été accompagnées d’un grand débat national médiatisé pour lutter contre le djihadisme. Débat mené par la société civile toutes obédiences confondues. Les succès ainsi engrangés restent toutefois relatifs à cause de la pauvreté, la malnutrition, la fragilité des composantes sociales et la vétusté des moyens sanitaires. Les Baydanes continuent à monopoliser le pouvoir militaire, cultuel et économique au détriment des Haratines et des métisses. La salafisation de la société constitue une autre menace pour la cohésion des tribus et des ethnies. N’oublions pas que nombre de conflits ethniques potentiels sont encore latents. 

La Mauritanie et l’engagement dans le G5 Sahel

Plusieurs attaques terroristes menées par AQMI et les « Signataires par le sang », dirigés par Mokhtar Belmokhtar, alias le « Borgne », ont été facilitées par l’effondrement de la Jamahirya libyenne. Le retour avec armes et bagages, de nombreux militaires sahariens des brigades libyennes dans leurs tribus d’origine au nord du Mali et à l’Est de la Mauritanie, ainsi que l’afflux important de réfugiés touaregs principalement au camp de Mbéra, font que ce pays soit devenu un maillon faible et la cible des takfiristes refoulés de l’Algérie. Mais ces attaques vont cesser à partir 2011 grâce à des pourparlers secrets engagés entre le Président de l’époque Mohamed Ould Abdelaziz et quelques chefs touaregs de Kidal. 

A cet effet, une action en partenariat et à la demande des pays africains a été menée afin d’éviter que cette zone ne se transforme en un foyer du terrorisme où pourraient s’installer des groupes terroristes et différents trafics. Les djihadistes visaient la façade maritime de la Mauritanie pour se ravitailler en armes, en stupéfiants et en nourriture. Dès le début de la crise sécuritaire au Sahel, face à la menace grandissante, la France s’est engagée au côté des Mauritaniens dans une action visant à endiguer l’insécurité qui menace l’intégrité territoriale à la fois du Mali et de la Mauritanie. La résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les Etats membres de l’ONU à soutenir les pays du Sahel menacés d’effondrement. 

En 2014, l’opération Barkhane a été montée par la France en vue d’appuyer les forces du G5 Sahel. Cette opération sera suivie du déploiement de la force Takuba (Epée) en 2020. Créé en 2014 sous l’impulsion de l’Union africaine (UA), présidée alors par la Mauritanie, le G5 Sahel est devenu un cadre de coopération tous azimuts. Basé à Nouakchott, cette organisation intergouvernementale saharo-sahélienne a deux objectifs : lutter contre l’insécurité régionale et déployer des stratégies de développement pour désenclaver ce vaste territoire en proie au djihadisme et la famine cyclique. 

La Mauritanie va jouer un rôle déterminant dans le lancement d’une force transfrontalière formée des cinq pays du Sahel. Sa première opération a eu lieu en novembre 2017 contre l’intrusion des groupes de Boko Haram et de Daech dans la zone des trois frontières. Cette armée rassemblera 5.000 hommes. Elle atteindra sa capacité opérationnelle lorsqu’elle formera les 7 bataillons divisés en trois fuseaux, ouest, centre et est. L’objectif est de sécuriser les frontières des pays concernés. A cet effet, dix-sept opérations conjointes ont été réalisées avec succès. 

Ainsi, la Mauritanie est devenue avec le Tchad un pays modèle dans la lutte contre le djihadisme. Ce n’est pas pour rien qu’à la tête de ce groupement militaire, on trouve un commandant mauritanien, le général Hanena Ould Sidi, chef d’état-major adjoint de l’armée mauritanienne. Allant plus loin dans son implication dans la lutte menée pour endiguer le danger terroriste déstabilisateur, la Mauritanie accueille le collège de défense du G5 Sahel à Nouakchott. Ce pays se présente plus que jamais comme un pivot dans la lutte anti-terroriste dans la zone. Initialement, cette académie était conçue pour les seuls besoins stratégiques de la Mauritanie. Elle ressemble à l’expérience de défense de l’Alliance atlantique basée à Rome. L’ambition de ce pays sahélien est de devenir le chef de file militaire de la force conjointe sahélienne dont il était l’instigateur. La concurrence entre le Tchad et la Mauritanie pour le leadership dans cette zone marginalise les autres Etats sahariens comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces derniers, déjà enlisés dans des problèmes de politique intérieure (putschs, élections et mauvaise gouvernance), sont soupçonnés d’entretenir des relations occultes avec certains groupes armés qualifiés d’islamo-nationalistes. 

A noter que cette académie multinationale a déjà sorti sa première promotion composée de 36 officiers sahéliens, en majorité mauritaniens. L’esprit de cette formation s’inscrit dans le cadre du principe de l’appropriation par les pays du G5 Sahel de leur développement, comme de leur sécurité. 

Plusieurs Etats étrangers contribuent directement au rayonnement de ce collège de défense mauritanien : Italie, Egypte, Jordanie, EAU, Arabie Saoudite, France, Allemagne, et USA s’y sont impliqués. Côté mauritanien, on fait valoir que cette école de guerre permet de promouvoir discipline et combativité dans les armées voisines connues par leurs fragilités et leur désordre, sans parler de corruption. 

En conclusion, depuis 2011, l’action de l’armée mauritanienne ne suffit pas au regard de la mésentente entre l’actuel chef de l’Etat et son prédécesseur, toujours influent au sein de l’armée, via la garde présidentielle, facteur auquel se greffe le clanisme qui fragilise la société. C’est ce qui pousse une observatrice comme Christine Daure Serfaty à prédire une implosion tribale à terme de la Mauritanie. 

A cette faiblesse, il faut ajouter que la lutte contre la pauvreté de la population, dépourvue d’eau, de nourriture, etc, est loin d’être gagnée. Ce qui rend vulnérable le tissu social mauritanien face au prosélitisme religieux radical. Autre défi de taille, le risque encouru d’exploiter le transfert des Sahraouis des camps de Lahmada (Tindouf, Algérie) pour monter sur place un foyer de substitution aux séparatistes du Polisario. Les liens de sang avec des tribus hassanes de Chenguetti pourrait leur servir de pretexte pour affaiblir le pouvoir à Nouakchott. Comme disait le Président Ould El Ghouzouani, « l’action armée ne suffit pas. Il faut lutter contre l’extrême pauvreté d’une population qui n’a pas d’eau, pas de nourriture et qui ne peut pas prendre le moindre cachet de nivaquine. Il ne peut y avoir une armée riche et une population pauvre », avait-il annoncé l’an dernier à « Jeune Afrique». 

 

Professeur Abderrahmane Mekkaoui
Politologue

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