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La nouvelle situation en Libye au révélateur VICA : De l’espoir mais beaucoup de vulnérabilités

Les dernières évolutions que la crise libyenne vient de connaitre au prix de multiples rencontres au Maroc, le processus de Bouznika ayant succédé à celui de Skhirat, comme ailleurs, préfigurent d’une normalisation à venir, comme se fonde à le croire l’ONU. Sur ce dossier, Abdelhak Bassou, Senior Fellow au Policy Center for the New South (PCNS), apporte un autre éclairage sur ce lourd dossier à l’occasion du 10e anniversaire de la révolte de la Libye.

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La nouvelle situation en Libye au révélateur VICA : De l’espoir mais beaucoup de vulnérabilités

Faut-il se réjouir et/ou se féliciter de l’émergence, enfin, d’un accord annoncé autour du conflit libyen, dans un monde dont on nous dit que tout y est volatile, incertain, complexe et ambigu ? Ou, faut-il raison garder et attendre pour juger de la résilience des institutions nées des accords et du vote de Genève, face aux assauts de la Volatilité, de l’Incertitude, de la Complexité et de l’Ambiguïté ? Si on adopte la dernière attitude, il serait plus réaliste de saluer l’effort de la communauté internationale tout en attirant l’attention sur les vulnérabilités de l’accord qui doit être soutenu, renforcé et épaulé jusqu’à ce qu’il dépasse ses faiblesses. Le pas est louable mais doit être considéré comme le premier d’un long parcours. Plusieurs questions émergent et interpellent sur la soutenabilité et la résilience de l’accord :

  • suffit-il, pour annoncer la fin du conflit, d’organiser un forum national qui regroupe soixante-quinze personnes, mi-choisies, mi-désignées, censées représenter toutes les tendances partisanes et tribales et leur assigner la tâche de choisir un organisme qui doit conduire le pays vers l’adoption d’une constitution et l’organisation de véritables élections ?
  • suffit-il que des acteurs étrangers impliqués dans le conflit se déclarent satisfaits de l’accord pour annoncer un consensus international, sans s’assurer que les réactions de ces acteurs sur le terrain ne continuent-elles pas de complexifier la situation et de la diriger vers l’inconnu ?
  • suffit-il que l’on s’accorde sur des principes généraux pour annoncer une réconciliation qui n’a pas encore affronté l’épreuve des détails où se cache le diable ?

Ces questions laissent planer le doute qu’impose le concept VICA et ne peuvent trouver de réponse qu’à l’examen à l’aune de ce même concept, un exercice auquel ce Papier se propose de se livrer, en soumettant l’accord libyen à chacun des quatre révélateurs VICA.

L’accord libyen au révélateur de la Volatilité

Abdelhak Bassou, Senior Fellow au Policy Center for the New South (PCNS)
Abdelhak Bassou, Senior Fellow au Policy Center for the New South (PCNS)

Le phénomène de la volatilité qui, dans son sens propre, désigne la transformation d’un corps en vapeur ou en gaz, est utilisé au sens figuré pour signifier la fluctuation. Il renvoie à une notion d’inconstance et d’évolution rapide et imprévisible.

Soumettre l’accord libyen au révélateur de la volatilité revient à juger de sa constance et à s’assurer qu’il ne s’évaporera pas ou ne se transformera pas en matière gazeuse difficile à saisir.

Le succès de l’accord libyen dépend du comportement des acteurs en conflit. La constance de l’accord est fonction de l’attitude de ces acteurs qui doivent s’abstenir, non seulement de tout acte, mais également de tout discours susceptible de faire évaporer l’accord. Cela ne semble pas être le cas :

  • au lendemain de l’accord, la présidence turque a annoncé que ses forces resteront en Libye en dépit de la formation d’un gouvernement libyen ;
  • à cette même période, la Grèce organisait ce qu’elle a appelé « Philia forum », censé faire de la Grèce « un pont entre la Méditerranée orientale, le Golfe, les Balkans et l’Europe ». Le Forum, qui a réuni tous les soutiens classiques du Général Haftar (Emirats Arabes Unis, Egypte, Arabie saoudite, Bahreïn, Chypre grecque), a sciemment omis d’inviter les supports de l’ancien Gouvernement de Serraj (Turquie, Qatar). La Turquie n’a pas manqué de souligner « qu’un forum où la Turquie et les Chypriotes turcs ne sont pas représentés, ne peut établir un mécanisme de coopération régionale réussie…Le forum est une tentative d’alliance basée sur l’hostilité envers la Turquie ».

La situation en Libye ne peut être extraite du panorama régional en Méditerranée orientale. Tant que les acteurs de la région continuent à se comporter dans un esprit conflictuel, cette situation demeurera volatile et risque de changer à chaque moment, d’autant plus que la Turquie ne peut se passer de sa carte libyenne dans les tensions qui l’opposent à ses voisins de la région. Ses forces (officielles et informelles) ne quitteront donc pas la Libye, rendant caduc tout accord autour de ce pays. Or, tant que les troupes turques restent en Libye, il est difficile de voir cesser le soutien que les autres parties apportent au Maréchal de l’Est ou à celui qui le remplacerait.

Très difficile de ne pas imaginer des changements imprévisibles avant la fin de l’année en cours. L’accord ne résiste pas à l’épreuve de la volatilité. 

Au révélateur de l’Incertitude

Mohamed Younes El Menfi, le nouveau président élu par le forum, et censé représenter l’Est, en dépit de ses positions en faveur de la Turquie et du gouvernement Serraj. Cependant, sa première destination après son élection comme président du conseil présidentiel a été Benghazi et non Tripoli. Mieux encore, à sa descente de l’avion, il fut accueilli par Abderrazak Nadhouri, le représentant du commandant général et s’est aussitôt dirigé vers la base d’Errajma pour rencontrer le Maréchal Haftar.

La réaction des parties libyennes à cette rencontre jette les premières ombres d’incertitude sur l’avenir de la Libye. Des soutiens de Mohamed Younes El Menfi, qui l’ont porté à la présidence, n’ont pas hésité à le qualifier d’apostat après sa visite à Haftar et déclarent déjà regretter de l’avoir porté à ce poste. Saleh Jaâouda, membre du Haut Conseil d’Etat, se dit dépité de voir que celui qu’il a cru être Moïse s’avère être Pharaon[1]. De son côté, Khaled El Mechri, président du même Haut Conseil, commente la visite en considérant que l’entête du poème est apostasie pour signifier que le premier acte d’El Menfi est un Kofr (apostasie). Il aurait ajouté : « Nous rejetons et déplorons la rencontre d’El Menfi avec le criminel Haftar, et la considérons comme une étape négative qui n’a rien à voir avec l’harmonie entre les Libyens et le rassemblement de la nation »[2].

Est-ce que le nouveau leader du conseil présidentiel pourrait rallier Haftar au processus sans perdre ses anciens supports, rien ne parait plus incertain. El Menfi a d’ores et déjà qualifié ses anciens supports de ‘’saboteurs de la patrie’’ en faisant allusion à El Mechri et Jaâouda : « Nous ne soutenons aucun parti politique, mais nous avons commencé par une réconciliation nationale d’Est en Ouest et au Sud. Veuillez ne pas prêter attention aux saboteurs de la patrie et à ce qu’ils disent ».

Au révélateur de la Complexité

L’accord qui a été couronné par l’élection d’institutions, chargées de donner aux Libyens une constitution et organiser des élections à la fin de l’année en cours, est réputé avoir répondu aux soucis de toutes les parties au conflit. Or, ces parties sont tellement nombreuses et leurs intérêts tellement divergents que la conciliation de toutes ces contradictions ne semble pas être une tâche facile en dépit des acquiescements de surface.

Au niveau intérieur, il faut prendre en considération le fait que les Libyens ont été traumatisés par l’ère Kadhafi et que la seule garantie, à leurs yeux, pour ne plus tomber dans les affres de la dictature, est de disposer d’une part du pouvoir. Un pouvoir qu’il faudrait parceller en autant de parts que de belligérants, au risque de le voir s’effriter pour ne plus pouvoir assurer la gouvernance de l’Etat (certains analystes parlent d’une libanisation de la Libye) :

  • La présidence du nouveau Conseil national est allée à la Cyrénaïque ; la présidence du gouvernement est allée à la Tripolitaine et il faudrait, dans ce cas, que la présidence du Parlement aille au Fezzan, formule que certains à l’Est rejettent d’ores et déjà ;
  • comment satisfaire toutes les parties au moment du vrai partage du pouvoir[3] ? Si ces parties acceptent l’accord aujourd’hui, c’est parce qu’ils sauvegardent, dans l’état actuel des choses, leurs moyens, surtout militaires, de le dénoncer. La difficulté serait de les faire renoncer à détenir leurs armements et autres arsenaux militaires et de les mettre sous la coupe d’une seule institution de défense.

Une mission très complexe, eu égard au manque de confiance, à la multiplicité des acteurs et à la divergence des intérêts qui ne caractérisent pas uniquement la scène interne, mais également les acteurs étrangers et les puissances régionales et internationales. Pour l’Allemagne, l’Italie, la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, “l’autorité exécutive unifiée devra mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu, fournir les services publics essentiels au peuple libyen, lancer un programme de réconciliation significatif, faire face aux besoins critiques du budget national et organiser des élections nationales”. La liste n’est pas seulement longue, mais composée de tâches autant ardues que complexes, comme le souligne la diplomatie russe qui souhaite à la nouvelle équipe “de résoudre avec succès toutes les tâches difficiles de la période de transition”.

Par ailleurs, à Tobrouk, des divergences éclatent d’ores et déjà autour du vote de confiance au gouvernement Abdel Hamid Dbeibah :

  • le lieu de la tenue de la session ne fait pas l’unanimité. Si certains veulent qu’elle se tienne à Tobrouk, d’autres lui préfèrent Tripoli tandis qu’une troisième partie propose la ville de Sebrata. Or, si les députés ne font pas confiance à la sécurité de l’Est, détenue par Haftar, les députés de la Cyrénaïque ne font également pas confiance aux milices de l’Ouest qui auront à assurer la sécurité, avec un appui plus ou moins apparent de la Turquie ;
  • certains députés conditionnent le vote de confiance par le démantèlement des milices ;
  • au cas où le Parlement ne pourra pas se réunir, c’est le Forum du Dialogue politique libyen (les soixante-quinze représentants) qui votera cette confiance, ce qui revient à signer l’arrêt de mort du Parlement, chose qui pourrait remettre en cause l’accord dans son intégralité.

La phase de formation du gouvernement et du vote de confiance s’implique dans plus de détails qui marqueront la situation du sceau de la complexité.

Au révélateur de l’Ambiguïté

Toutes les parties, nationales et étrangères, qui saluent l’élection d’un exécutif libyen se limitent aux formules protocolaires circonstanciées. Très peu de déclarations sont allées dans le sens pratique et sans équivoque, surtout de la part de ceux qui sont impliqués dans le processus. La Turquie a franchement déclaré ne pas retirer de Libye les forces qu’elle y a introduites ; les autres parties évitent, de leur part, de traiter de la question. Or, comment espérer permettre au nouveau pouvoir de mener à bien sa délicate mission, si forces étrangères et milices continuent de dominer le paysage libyen. Les postures sont ambiguës concernant ce point : oui à la paix et à la stabilité en Libye ; aucune réponse claire sur le retrait des troupes étrangères et sur le démantèlement des milices.

Le Parlement et le Forum ne constituent-ils pas une redondance, notamment pour ce qui est de voter la confiance au gouvernement.

Est-ce que le forum est une épée de Damoclès au-dessus de la tête du Parlement pour l’obliger à aller dans le sens d’un vote positif ?

Qui l’emporte sur l’autre, le Parlement ou le Forum ?

Rien n’est dit si le gouvernement ne gagne la confiance ni du Parlement ni du Forum ?

Par ailleurs, comment les nouveaux responsables pourront-ils organiser des élections d’ici la fin de l’année ? Déjà si le vote de confiance se passe au Parlement, cette phase ne prendrait fin qu’aux environs du 20 mars 2021. Si le vote doit s’effectuer au sein du Forum politique, l’opération risque de durer jusqu’en avril. L’exécutif ne disposera plus que de sept mois pour organiser les élections. Ils savent tous, acteurs nationaux et étrangers, que la mission frôle l’impossible. Cette difficulté n’est pas évoquée par les auteurs de l’initiative qui préfèrent laisser planer l’ambiguïté autour de la capacité à organiser les élections prévues en temps voulu.

En guise de conclusion, force est de constater que les récentes démarches en Libye constituent un pas encourageant vers la résolution du conflit, mais rien qu’un premier pas dans une marche encore longue et qui nécessitera une permanence de l’effort jusqu’à l’achèvement du processus de reconstruction de l’Etat libyen. La communauté internationale devra s’armer de patience et de prudence et accompagner les Libyens tout au long du processus.

La situation en Libye suscite, certes, beaucoup d’espoirs, mais il faut cependant reconnaitre qu’elle reste fragile et sujette à plusieurs vulnérabilités.

[1] Voir sa déclaration : blob:https://www.facebook.com/30160866-e42c-471b-8da2-13dc6d4991c3

[2] Voir : https://www.alaraby.co.uk/politics/%D8%B2%D9%8A%D8%A7%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%86%D9%81%D9%8A-%D9%84%D8%AD%D9%81%D8%AA%D8%B1-%D8%AA%D8%AB%D9%8A%D8%B1-%D8%AC%D8%AF%D9%84%D8%A7%D9%8B-%D9%88%D8%A7%D8%B3%D8%B9%D8%A7%D9%8B-%D9%81%D9%8A-%D9%84%D9%8A%D8%A8%D9%8A%D8%A7

[3] Ce moment est celui où il n’y aurait plus qu’un seul pouvoir politique, un seul pouvoir militaire, et où les différentes parties n’auront plus de milices, ni d’armes pour pouvoir se rebeller ou corriger ce qu’elles considèrent comme injustice.

 

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