La partialité d’HRW dans le dossier syrien taclée par un colonel français

Human Rights Watch (HRW) a mis en cause les actions de la Russie et la Syrie à Idlib, évoquant de possibles crimes de guerre, voire contre l’humanité. Le colonel Alain Corvez, ancien conseiller aux ministères français de la Défense et de l’Intérieur, nuance ces jugements qui intègrent la dynamique des «deux poids deux mesures».

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La partialité d’HRW dans le dossier syrien taclée par un colonel français

Dans un récent rapport sur la guerre en Syrie sur les actions sur le terrain des forces syriennes et russes combattant Daech, le front al Nosra et d’autres groupes djihadistes qui occupent la province d’Idleb, l’ONG évoque de possibles attaques contre des cibles civiles, les qualifiant de «crimes de guerre manifestes et peuvent s’apparenter à des crimes contre l’humanité.» 

Pour déconstruire pareil récit, l’agence russe Sputnik a donné la parole a A. Corvez  ancien colonel devenu conseiller en stratégie internationale, ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban (FINUL) et ancien conseiller aux ministères de la Défense et de l’Intérieur. Ce dernier n’a pas hésité à mettre les points sur les «i» à ce sujet. «Je rappelle qu’il y a un an, pour la reprise de Raqqa, sur l’Euphrate, les Américains et les Français ont bombardé aveuglément et il y a un colonel français, le colonel Lévrier, qui commandait l’artillerie française sur l’Euphrate, qui a écrit ensuite [à ce propos, ndlr]. Et la Revue Défense nationale a eu le courage de publier cet article dans lequel il disait que ce n’est pas comme ça que l’on gagnait les guerres, parce que chaque obus qui tombait faisait des ennemis», a t il déclaré au micro de Sputnik. 

A. Corvez s’est dit étonné de ne pas avoir entendu HRW se manifester au moment de Raqqa ni au moment d’Afrine. Le colonel français explique la réalité du terrain à laquelle les forces armées sont confrontées en Syrie en assurant qu’il est « évident que les terroristes se réfugient dans les villages, dans les habitations des gens, sans doute également dans les hôpitaux et dans tous les édifices administratifs. Et donc, il est vraisemblable que les Russes comme les Syriens ont voulu neutraliser les terroristes qui étaient dans des hôpitaux ou dans des habitations.» Avant de conclure que l’ONG Human Rights Watch «est dans l’optique de justifier la stratégie de l’État profond américain et européen.»

Sputnik n’a pas hésité à épingler l’ONG qui, rappelle t elle, fait partie de la panoplie d’organisations non gouvernementales internationales fondées par le milliardaire américain Georges Soros. HRW « est le successeur de «Helsinki Watch», fondé en 1978 et connu pour «sa proximité avec les dissidents de l’ex-Union soviétique », et fait  partie intégrante de la sphère néoconservatrice dominante, ses dirigeants s’étant fait remarquer en encourageant des changements de régime dans des pays comme le Venezuela.

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