La pression du coronavirus pousse au tri des malades en Tunisie

L’alerte est des plus chaudes en Tunisie face à la Covid-19 et à ses ravages. «Malheureusement, nous avons commencé à trier les malades en fonction du niveau de dangerosité de leur cas, car nos structures sont saturées», a déclaré à la chaîne tunisienne Watania 1 le chef de l’unité Covid-19 de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis, appelant ses concitoyens à un respect scrupuleux des consignes d’hygiène sanitaire.

0
La pression du coronavirus pousse au tri des malades en Tunisie

Dimanche 10 janvier, lors d’une intervention sur la chaîne Watania 1,   Pr Hichem Aouina, chef de l’unité Covid-19 à l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis, a mis en garde contre la «situation sanitaire dangereuse» à laquelle fait face le pays à cause de l’épidémie. En effet, en raison de la saturation des hôpitaux, il a regretté le fait «d’arriver au stade de trier les malades» à admettre en soins intensifs, ce qui ne manquera pas de faire exploser le nombre de morts.

«Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et si nous nous projetons dans le futur nous pouvons affirmer que le nombre de malades est appelé à augmenter d’une manière fulgurante à cause du relâchement quant aux mesures d’hygiène sanitaire», a déclaré Pr Aouina. Lequel ajoute que «la situation sanitaire est dangereuse», soulignant que le plus important des chiffres à suivre n’est pas le nombre de contaminés «mais celui des malades nécessitant une prise en charge dans les unités de soins intensifs».

À ce propos, le professeur a fait savoir que la plupart des hôpitaux étaient soumis à une grande pression à cause du nombre élevé de patients à prendre en charge dans les services de réanimation équipés de matériel d’oxygénation. «Malheureusement, nous avons commencé à trier les malades en fonction du niveau de dangerosité de leur cas, car nos structures sont saturées», a-t-il expliqué, soulignant que cette décision était «la plus douloureuse qu’un médecin puisse prendre».

Enfin, il a indiqué que tout était fait pour lancer dans les meilleurs délais la campagne de vaccination, laquelle «permettra de freiner la propagation de la maladie et de faire émerger plus tard une immunité de groupe».

Dans son dernier bilan officiel du dimanche 10 janvier, le ministère de la Santé a fait état de 2.611 nouveaux cas confirmés. Ceci porte le nombre de malades depuis le début de l’épidémie à 157.514, dont 116.526 guérisons et 5.153 morts.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus