La puissance iranienne non négociable, assure le général H. Dehghan 

Hossein Dehghan, général de brigade et conseiller du leader de la Révolution islamique, a souligné que l’Iran n’entamera en aucun cas des négociations avec aucune partie au sujet de sa puissance militaire. Une déclaration qui intervient au moment ou la marine iranienne vient de se doter d’un destroyer de haute mer capable d’emporter hélicoptères et drones de combat. 

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La puissance iranienne non négociable, assure le général H. Dehghan 

Dans une interview accordée, mercredi 18 novembre, à l’Associated Press, le général Hossein Dehghan, ancien ministre de la Défense de la République islamique d’Iran, a évoqué les prétentions de certains médias occidentaux sur la décision du président américain sortant Donald Trump d’entreprendre une action militaire contre l’Iran.

« Nous ne saluons pas la crise. Nous ne sommes pas favorables à la guerre. Nous ne voulons pas déclencher une guerre, mais nous ne cherchons pas non plus à négocier pour négocier », a-t-il déclaré.

Faisant référence à certains rapports sur les conditions que les États-Unis auraient l’intention de fixer pour les négociations avec l’Iran, le général Dehghan a assuré que « la République islamique d’Iran n’entamera en aucune circonstance des négociations avec aucune partie au sujet de sa puissance militaire. Les missiles sont l’image de l’énorme potentiel de nos professionnels, notre jeunesse et nos centres industriels. »

Au sujet du rapport du New York Times concernant l’intention de D. Trump de lancer une action militaire contre l’Iran dans les derniers jours de sa présidence, il a affirmé qu’un « conflit limité et tactique pourrait se transformer en guerre à grande échelle. Il est certain que les États-Unis, la région et le monde ne seront pas en mesure de résister à une crise d’une telle ampleur. »

Concernant les inspections de l’AIEA des installations nucléaires iraniennes, le général iranien a souligné que ces inspections devaient se poursuivre tant que les inspecteurs de l’AIEA ne sont pas des « espions ». Il a qualifié l’incident du 2 juillet sur le site nucléaire de Natanz de « sabotage industriel ». « Ceux qui étaient en charge de l’installation de certains des appareils sur le site ont probablement fait des changements qui ont conduit à l’explosion », a-t-il dit.

Évoquant les récents accords entre certains pays du golfe et l’entité sioniste, il a précisé que l’augmentation de cette présence en Asie occidentale pourrait conduire à une « erreur stratégique ». L’Iran exige l’expulsion de toutes les troupes US de la région en représailles au martyre du général Soleimani, commandant de la Force Qods.

Il y a lieu de souligner que ces déclarations interviennent au moment ou la marine du Corps des gardiens de la Révolution enverra une flottille de navires militaires, accompagné du   nouveau navire de guerre Rudaki, dans le nord de l’océan Indien.

Ce bâtiment de guerre a été réceptionné par la marine jeudi dernier, en présence du commandant en chef du CGRI à Bandar-Abbas, dans le sud de l’Iran, d’après l’agence Tasnim News. Le navire baptisé Shahid Roudaki est un navire lourd, polyvalent et à longue portée capable de transporter tous les types d’aéronefs, d’UAV et de missiles, de systèmes de défense et de radar.

Avec un poids de 400 tonnes, une longueur de 150 mètres et une largeur de 22 mètres, le navire dispose d’un radar tridimensionnel, de missiles sol-sol et sol-air, de systèmes de communication intégrés avancés, du système de défense antiaérienne Khordad 3.

Le commandant de la marine du CGRI, le contre-amiral Ali Reza Tangsiri, a déclaré aux medias que le Rudaki ferait partie d’une flottille qui partirait pour l’océan Indien.

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