La rébellion en voie d’extinction à Alep : Al-Nosra et consorts en perte de vitesse

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La réunification de la ville d’Alep, deuxième grande ville de Syrie, est désormais militairement acquise. Le reliquat d’une rébellion armée, fortement soutenue de l’étranger, n’a plus la capacité de nuisance qui lui a permis d’étendre sa domination à la région Est de la ville. Tout au plus assiste-t-on, depuis hier, à un dernier « baroud d’honneur » face à une armée syrienne conquérante.
Mercredi 14 décembre, le pouvoir syrien s’apprête à annoncer la réunification d’Alep, une de ses plus grandes victoires depuis le début de la guerre en Syrie, en mars 2011. Cela faisait trois ans – depuis mars 2013 – que le pouvoir syrien tentait de reprendre la capitale économique de la Syrie dévastée par des années de guerre. La stratégie déployée sur le terrain par l’armée syrienne, et par ses soutiens, a permis d’isoler les quartiers rebelles avant de les saucissonner pour faciliter leur reprise. En l’espace de deux semaines, il faut croire que cette stratégie a été payante puisque seuls quelques réduits de résistance étaient encore dynamiques en ce mercredi. Ce qui diffère la pacification totale de la cité de quelques heures. Bien entendu, l’encerclement des djihadistes dans la partie Est de la ville n’aurait pu être efficace sans le cantonnement des forces turques, et de leurs soutiens locaux, aux alentours d’Al-Bab. Asséchant, de la sorte, le vivier des combattants qui transitaient via le territoire turc armés jusqu’aux dents. Pour nombre d’observateurs, la reprise d’Alep est déterminante pour le pouvoir syrien, comme pour ses soutiens. Ce qui ouvre la voie, sans le moindre doute, à d’autres victoires militaires contre les groupes de djihadistes qui ont investi et dévasté de nombreuses zones syriennes. Une fois l’abcès djihadistes crevé à Alep, c’est la pacification de la périphérie de la ville qui est envisagée. Une opération d’envergure qui permettra, sans aucun doute, d’assurer la jonction avec les forces syriennes qui sont aux portes d’Al-Bab, véritable verrou que l’état-major syrien place au centre de sa reconquête. En attendant de préparer le terrain pour porter l’estocade finale aux groupes terroristes retranchés du côté d’Idleb. Un des épisodes les plus sanglants à prévoir au regard du nombre de djihadistes (on parle de 50.000 combattants) rassemblés sous le drapeau d’Al-Nosra. Avant de circonscrire le danger Daech aussi bien au niveau des villes de Palmyre et de Raqqa.
Si la victoire d’Alep dope le régime syrien, les yeux restent braqués plus sur les victoires obtenues grâce au processus de réconciliation entamé notamment au niveau de la Ghouta de Damas. De guerre lasse, nombreux sont les groupes rebelles qui optent pour la réconciliation nationale telle que définie par Damas. De quoi encourager, sans aucun doute, le processus des négociations à engager pour dégager une solution politique intégratrice. Moscou y travaille et tente d’obtenir l’assentiment des forces de l’opposition qui n’ont pas pris les armes. La guerre n’étant qu’un moyen pour aboutir à une solution politique acceptable par tous.

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