La rue tunisienne s’enflamme de nouveau…

Dans la nuit de dimanche à lundi, Kais Said, Président tunisien, a tenu une réunion avec les responsables de l’intérieur pour évaluer la situation dans le pays.  Il faut dire que la rue gronde de plus en plus dans le pays de la « Révolution des Jasmins » en dépit d’un vaste remaniement ministériel. 

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La rue tunisienne s’enflamme de nouveau…

Les autorités tunisiennes ont annoncé l’arrestation de plus de 240 personnes impliquées dans des troubles survenus dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs régions tunisiennes, dont Tunis, Ariana, Sousse, le Kef et Kairouan.

D’après le porte-parole de la Direction générale de la sûreté nationale tunisienne, Walid Hakima, les forces sécuritaires relevant ont arrêté 242 individus à la suite de ces actes. En parallèle, il y a lieu de noter que l’armée a été appelée à la rescousse pour prêter main forte aux forces de police débordées par les manifestants qui réclament plus de justice sociale, une des principales quêtes du printemps tunisien qui a bouclé ses dix ans. 

Cette poussée de fièvre qui s’est emparée de la rue tunisienne intervient en pleine tension politique. La classe politique est aux abois et n’arrive pas à dégager une alternative à la situation socio-économique qui reste explosive et porteuse de germes d’instabilité. Et survient dans le sillage du vaste remaniement ministériel qui a soufflé 11 ministres, dont ceux de la Santé, de la Justice et de l’Intérieur, ont été remplacés.

Hichem Mechichi, Premier ministre, a annoncé ce 16 janvier le large remaniement du gouvernement avalisé par le Président qui avait tancé le patron de l’Exécutif du choix de « noms » peu recommandables.

Selon le communiqué de presse du cabinet, le chef du gouvernement a remplacé les ministres de la Justice, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Industrie, de l’Énergie, de l’Agriculture, de la Culture, des Domaines de l’Etat, de la Formation professionnelle et de l’emploi,  de l’Environnement et développement durabnle ainsi que de la Jeunesse et des sports. 

Ainsi, le ministère de la Santé sera dirigé par Hédi Khairi, ancien doyen de la faculté de médecine de Sousse.

Dans sa composition initiale, le gouvernement Mechichi n’a rempli ses fonctions que pendant quatre mois et demi: le Parlement a voté une motion de confiance à ce cabinet le 2 septembre 2020.

Les priorités du nouveau cabinet avaient été listées par H. Mechichi en septembre dernier. Il avait alors évoqué la nécessité de faire barrage au détournement de fonds, de relancer plusieurs secteurs de l’économie -avant tout de l’énergie et des mines-, de financer le budget de l’État et d’opérer des réformes administratives. Le Premier ministre avait promis aussi de se concentrer sur la lutte contre la pauvreté, l’augmentation du pouvoir d’achat de la population, ainsi que la garantie de soins aux groupes les plus vulnérables, surtout dans le contexte de la pandémie de la Covid-19. 

Autant de promesses qui sont encore loin de répondre aux attentes des Tunisiens en proie au chômage et à la pauvreté rampante. 

 

 

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