La russophobie se renforce dans l’establishment US: Qui veut scalper l’Attorney général?

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Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants, a appelé Jeff Sessions, ministre américain de la Justice, à la démission, après des révélations sur des conversations avec l’ambassadeur russe précédant l’élection du 8 novembre. En se fondant sur les révélations faites par le Washington Post, la patronne des démocrates réclame la tête du ministre de la Justice… Ce qui soulève bien des questions sur les dérives vers lesquelles la russophobie pousse l’establishment US. Après le départ intempestif de Michael Flint, conseiller à la sécurité nationale de D. Trump sous le couvert de contacts avec les Russes, le tour est-il venu de scalper, pour les mêmes motifs, J. Sessions ? L’affaire est grave à l’heure où les observateurs s’attendent à une rencontre au sommet entre Vladimir Poutine, maitre du Krémlin, et l’actuel hôte de la Maison Blanche. Un sommet dont la date est encore inconnue.
Quoi qu’il en soit, le Washington Post rapporte, mercredi 1er mars, que le sénateur Jeff Sessions, aujourd’hui Attorney general – ministre de la Justice – de l’administration Trump, s’est entretenu à deux reprises avec l’ambassadeur russe à Washington pendant la campagne et a passé sous silence ces rencontres lors de son audition au Sénat.
Selon le journal, Jeff Sessions et l’ambassadeur russe Sergueï Kislyak se sont notamment parlés en privé le 8 septembre, dans le bureau du sénateur, au sommet des présumées cyberattaques russes dénoncées par les services de renseignement américains.
Pour la chef de la minorité démocrate à la Chambre, Nancy Pelosi, l’Attorney general doit démissionner : « Sessions n’est pas à même d’occuper le poste de premier responsable de la justice de notre pays et il doit démissionner », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
En tant qu’Attorney general, Jeff Sessions supervise le département de la Justice et le Federal Bureau of Investigation (FBI), à la pointe des enquêtes sur les cyberattaques russes présumées et d’éventuels liens entre le Kremlin et les équipes Trump.
Au moment de ses rencontres avec Sergueï Kislyak, en juin et en septembre, Sessions était membre de la commission des services armés du Sénat et comptait parmi les plus influents conseillers de Trump en matière de politique étrangère, selon le journal.
Lors de son audition au comité judiciaire du Sénat, Sessions s’est vu demander par le sénateur démocrate Al Franken ce qu’il ferait s’il apprenait que quiconque affilié à la campagne Trump avait communiqué avec le gouvernement russe avant l’élection présidentielle. « Je ne suis au courant d’aucune de ces activités », avait répondu le sénateur à l’époque, avant d’ajouter: « J’ai été appelé en remplaçant une fois ou deux dans cette campagne et je n’ai pas eu de communications avec les Russes. »
Sa porte-parole, Sarah Isgur Flores, a expliqué au Post que le ministre de la Justice ne considérait pas comme pertinentes ses conversations avec Kislyak au regard des questions du Sénat. Sessions ne se rappelle plus le détail des entretiens, a-t-elle ajouté.

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