La Tunisie bouillonne entre Daech et le pétrole : Ca sent le soufre !

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Alors que les forces tunisiennes continuent à payer un lourd tribut face aux djihadistes qui se réclament de Daech, la colère du peuple prend des dimensions alarmantes, comme en témoigne la campagne « Winou El Petrol ? » et les manifestations charriées aussi bien dans la capitale qu’ailleurs. Forçant le gouvernement piloté par Nidaa Tounes à réagir en force pour calmer les esprits… Echaudés par une situation socio-économique des plus difficile et un chômage endémique parmi les jeunes. Pour Rafik Chelli, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, les incidents liés à ladite campagne ont des relents suspects et visent à « couvrir l’infiltration d’éléments de l’Etat islamique en provenance de Libye vers la Tunisie.» Mais l’affaire se complique davantage avec la réaction de l’ex-Président Marzouki qui, depuis Paris, s’est exprimé en faveur de cette campagne. Confiant par la même occasion qu’il aura été empêché trois ans durant « d’ouvrir ce dossier ». Pour le moment, ladite campagne est relayée par de petits partis dont le Congrès pour la république et ses satellites, voire les fondamentalistes de Hizb Ettahrir. Quant à Ennahda, échaudé à l’idée de voir le pays basculer dans le chaos, il a délégué son leader pour battre le pavé avec un seul mot d’ordre. « La Tunisie ne dispose d’autosuffisance en pétrole. » Rached Ghannouchi ne s’est pas privé de battre le pavé dans les provinces du Sud déjà en butte à la marginalisation. Pour appuyer les déclarations de Zakaria Hamad, ministre de l’Industrie, qui a assuré aux députés que « la Tunisie produit 54.000 barils de pétrole par jour », couvrant à peine 50% des besoins.

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