The news is by your side.

La valse des généraux en Algérie : Un système autophage

0 371

Le général-major Mohamed Kaidi (60 ans), chef du département stratégique « emploi et préparation » à l’Etat-major de l’ANP, vient d’être dégommé. A sa place, S. Chengriha a mis en orbite un de ses afficionados. Il s’agit du général Said Jouhadi qui a usé son uniforme dans les centres de formation russes. Le choix de l’homme n’est pas anodin. Le remplaçant de M. Kaidi, réputé pro-occidental, voire francophile, est présenté par les connaisseurs comme un homme cultivé. Il a obtenu un doctorat à Paris dans l’histoire militaire. S. Jouhadi qui a planché sur Napoléon, est appelé à assumer les fonctions de superviseur de l’ANP et des divers corps armés, en d’autres termes être les yeux et les oreilles du chef d’état-major.
En parallèle, on signale aussi la nomination auprès du Président Abdelmajid Tebboune d’un autre conseiller à la sécurité. Il s’agit de Chafik Mesbah qui a fait ses classes au sein du département « sport et musique », le fameux DRS de triste mémoire pour les Algériens, piloté naguère par le mal nommé « Rab Dzaïr », Mohamed Mediène, alias Toufik, arrêté dans la foulée du limogeage du Président défunt Bouteflika, avant de revenir aux « combines » du système.
Reste à savoir si C. Mesbah qui bénéficie de l’appui du patron de l’ANP, comme de la bénédiction de Toufik, se sentira à l’aise à côté de Haj Redouane qui fait aussi office de conseiller à la sécurité rattaché à la Présidence. A moins qu’il ait reçu les assurances de voir son alter ego débarqué dans les jours qui viennent. D’après des observateurs avertis, le départ de Haj Redouane serait à l’ordre du jour.
La question qui se pose dès lors a trait au sort réservé aux galonnés débarqués. M. Kadiri passera-t-il par la case prison où lui réserve-t-on un autre sort ? Au regard du caractère autophage par lequel se distingue l’état-major de l’ANP, surtout qu’une large majorité de galonnés ont su comment tirer profit du système en se reconvertissant en « milliardaires » en dinars algériens. Des dizaines de hauts gradés de l’ANP qui croupissent en prison ont vu leurs biens confisqués. A d’autres, c’est la vie qu’on a ôté. Sans autre forme de procès. Ce qui témoigne du douloureux mauvais quart d’heure que le système endure à coups de purges. L’opinion algérienne qui suit de près les manifestations de crise de leur régime n’ont que les yeux pour pleurer leur mauvais sort. En attendant que le hirak populaire reprenne.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.