La «zone verte» de Bagdad ciblée de nouveau par des roquettes

Des roquettes ont encore frappé la Zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade américaine, la deuxième attaque de ce type en dix jours, a indiqué à l’AFP une source de sécurité à l’intérieur de ce quartier ultra-sécurisé. Attaque qui intervient alors que le dialogue entre Américains et Irakien a repris sur «la coopération stratégique» à redéfinir. 

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La «zone verte» de Bagdad ciblée de nouveau par des roquettes

Des journalistes de l’AFP ont entendu au moins trois explosions, suivies du son des sirènes installées dans la Zone verte. Aucune victime ni dégât n’a été signalé dans l’immédiat. Comme les précédents, ces tirs n’ont pas été revendiqués, même si Washington pointe du doigt les combattants pro-Iran. A l’issue de ces tirs, une noria d’hélicoptères américains ont survolé la capitale.  

Depuis le 8 juin, c’est la deuxième attaque survenue aux abords de l’ambassade US. D’autres tirs de roquettes ont visé à deux reprises l’aéroport de Bagdad, actuellement fermé pour cause de Covid-19 et où sont postés des soldats américains, ainsi qu’une base au nord de Bagdad, Taji, hébergeant également des troupes de Washington.

Au moins 32 attaques ont visé des soldats et diplomates américains en Irak depuis octobre 2019.

Les tensions entre Washington et Téhéran, ennemis jurés qui se disputent l’influence en Irak, ont dégénéré ces derniers mois et l’assassinat début janvier du général iranien Qassem Soleimani et de son partenaire à Bagdad, Abou Mahdi al-Mouhandis, a failli dégénérer en conflit ouvert. 

Depuis, l’Irak s’est doté d’un nouveau gouvernement, qui passe pour plus pro-américain que pro-iranien, et les tirs de roquettes qui ont tué trois Américains et un Britannique ces derniers mois ont connu une accalmie. La reprise récente des tirs coïncide avec le lancement le 11 juin d’un «dialogue stratégique» censé redéfinir la coopération entre Bagdad et Washington, mais dont les experts disent ne pas espérer de grands résultats. Fait important, les soldats américains, qui étaient 5.200 l’année dernière avant des retraits de plusieurs centaines d’entre eux en raison des roquettes et du Covid-19, sont sous le coup d’une décision d’expulsion votée par le Parlement irakien mais jamais mise en application par le gouvernement.

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