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L’agression turque se poursuit en Syrie : Les Kurdes dans le collimateur d’Ankara

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« L’aviation turque a mené cinq frappes contre les forces de la sécurité intérieure kurde (Assayech) à l’intérieur du camp », a indiqué à l’AFP Farhad Chami, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (dominées par les combattants kurdes). L’OSDH a rapporté que les frappes avaient visé des positions des forces kurdes à l’extérieur du camp, « semant le chaos » dans le camp.

Les raids turcs en Syrie qui n’ont pas épargné des positions de l’armée arabe syrienne, positionnée près des camps retranchés établis par les Kurdes, avec l’appui américain, interviennent pour venger l’attentat sanglant qui a secoué Istanbul. Les Kurdes auxquels Ankara avait imputé cet attentat ont nié toute implication. Mais pour les décideurs turcs, les « terroristes kurdes », comme ils le soutiennent, en sont les auteurs tout indiqués. Ce que des observateurs avertis remettent en cause en imputant l’attentat d’Istanbul aux djihadistes, couverts par Ankara, qui cherchent de la sorte à bloquer tout processus de réconciliation entre les Turcs et les Syriens. Une normalisation vers laquelle poussent et les Russes et les Iraniens, comme ils viennent de le confirmer lors de la toute récente rencontre d’Astana. Pour Moscou, la gestion de la sécurité turque ne saurait être indépendante d’une collaboration avec les Syriens.

Dans la crise syrienne, la multiplicité des acteurs rend complexe toute normalisation. En effet, il est singulier de remarquer que la pression militaire turque en Syrie s’accompagne par la multiplication des opérations israéliennes. En début de semaine, rappelle-t-on, l’Iran, qui a volé au secours de Damas depuis le début de la crise, a annoncé le décès d’un autre officier iranien. « Le colonel Davoud Jafari, un des conseillers iraniens en Syrie et membre de la force aérospatiale des Gardiens, a été tué (lundi 21 novembre au matin) par les associés du régime sioniste avec une bombe artisanale en bordure de route près de Damas », a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant un communiqué des Gardiens. L’Iran assure ne pas avoir de troupes en Syrie mais dit que des « conseillers » militaires issus des Gardiens opèrent aux côtés de l’Etat syrien à l’invitation de Damas. « Sans aucun doute, le régime criminel sioniste recevra la réponse adéquate pour ce crime », a ajouté le texte. Israël et la coalition internationale anti-djihadistes dirigée par les Etats-Unis ont mené plusieurs raids ces dernières années contre les milices pro-iraniennes en Syrie.

Le dernier en date remonte au 9 novembre et a visé de nuit un convoi d’armes et de carburant, près de la frontière avec l’Irak, faisant au moins 14 morts selon une ONG syrienne. En mars, les Gardiens avaient annoncé la mort de deux haut gradés, tués dans une attaque israélienne en Syrie. Si Israël commente rarement les frappes menées en Syrie, il les a justifiées à plusieurs reprises par la nécessité d’empêcher l’Iran de s’implanter à proximité de ses frontières.

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