L’algérie en proie à l’incertitude: LA MALEDICTION du pétrole

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Jamais deux sans trois. L’Algérie avait déjà mal à sa gouvernance. Un système qui a assis son pouvoir sur la rente avec une redistribution en circuit fermé. Mais voilà que les cours du pétrole s’effondrent pour mettre à mal tout le pays. 20 milliards de dollars en moins en 2015 ! Voilà qui risque de porter un coup fatal à une paix sociale durement négociée au cours des mandats de Bouteflika.

Les apparitions de l’hôte du Palais Al Mouradia se font par intermittence. Et c’est au cours de l’une de ses dernières apparitions que l’annonce a été faite quant à la relance du processus de révision de la Constitution. Autant dire que Abdelaziz Bouteflika se plait à jouer avec les nerfs de sa population. Forçant les partis politiques à exiger plus d’un système en panne. Mais en attendant que la transition démocratique soit acceptée, la tension sociale est à son summum. Particulièrement dans les zones méridionales ciblées par les nouveaux appétits liés à l’exploitation des gisements de schiste. La population ne décolère pas… En attendant, c’est une autre crise à laquelle est confrontée, directement, le système. Il s’agit, bien entendu, de la baisse des cours mmondiaux du pétrole. Le trésor algérien devra faire son deuil de 20 milliards de dollars, signale le FMI. Et ce n’est pas pour rien que les propos du Chef du gouvernement ont été des plus alarmants, traduisant l’état de panique dans lequel la république voisine se trouve. Abdelmalek Sellal alancéà la télé que la baisse des prix du pétrole «s’annonce plus longue que prévu et pourrait s’étaler jusqu’en 2019». Selon lui, l’Algérie «est dans la crise». Voilà qui rompt avec le discours lénifiant fait d’optimisme béat.«Nous ne savons pas combien de temps va durer la crise » alors que le pays a besoin de financer son développement. Pour atténuer les effets d’un tel coup dur, l’Algérie prévoit de porter sa production de pétrole au-delà des 1,2 million de barils par jour qui lui sont fixés par l’OPEP. La lutte contre le gaspillage est relancée pour limiter les sorties de devises que la culture du tout import a favorisée. Pas suffisant alors qu’experts et partis politiques appellent à une révision de fond en comble d’un système économique aléatoire.

 

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