L’Algérie au rythme de l’insurrection : Colère à Béjaïa…

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Le mouvement de grève des commerçants dégénère en émeute à Béjaïa. (Archives)
Dans des quartiers populaires de la ville de Béjaïa, la tension reste vive pour la deuxième journée consécutive et la paralysie a été presque totale. Tout a démarré par un appel anonyme qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux a réussi à fédérer le tout Béjaïa. Commerçants de détail et de gros ont observé une grève générale qui a pratiquement paralysé, tout le chef-lieu de wilaya et nombre de communes.
La grève a vite cédé sous l’explosion d’une émeute qui a éclaté en début d’après-midi et qui a pris de l’importance au fil des heures. Vers 15h30, les manifestants ont réussi à renverser l’un des deux fourgons de la police engagés dans l’action et avec lequel ils ont barré la route au quartier Nacéria. C’est à ce niveau, a proximité du siège de la wilaya, que l’émeute a été la plus virulente. Des centaines de jeunes manifestants ont repoussé les forces antiémeute qui ont dû appeler en renfort d’autres brigades stationnées à l’intérieur du siège de la wilaya. Dans leur avancée et aux assauts à coups de bombes lacrymogènes, elles ont arrêté quelques manifestants cueillis par des policiers en civil. Ce qui a accentué la détermination de la foule.
La tension est vite montée et un bus de l’entreprise de transport urbain a été pris pour cible et a fini ravagé par les flammes. On a mal accepté que les transporteurs n’aient pas donné suite une favorable à l’appel à la grève. Dans la foulée, le mot d’ordre de marcher vers le siège de la wilaya est vite adopté dans l’urgence à la simple proposition d’une voix anonyme qui s’est élevée de la foule. La marche est improvisée et une nuée de motos l’a devancée et a ouvert la voie dans un cortège de colère.
La foule reprend les slogans entonnés contre le quatrième mandat de Bouteflika. Elle lance volontiers à tue-tête des slogans anti-pouvoir, ne ménageant ni le chef de l’Etat, ni le Premier ministre. Telle une trainée de poudre, la marche n’a pas épargné Tichy ni Sidi Aïch ou encore Tazmalt.

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