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L’arctique, en surchauffe, libère l’anthrax: Un danger pour la faune et la flore

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Les changements climatiques dans la zone arctique n’affectent pas seulement les ours polaires avec la fonte des glaces qui représente une réelle menace pour leur habitat naturel. Les rennes aussi en pâtissent. Et lourdement. C’est ce que des chercheurs finlandais de l’université de Laponie soutiennent dans une étude publiée dans la revue « Biology Letters ». Ayant étudié les populations de rennes de la péninsule de Yamal, en Sibérie, l’une des régions où l’élevage de rennes est le plus important, ils ont mis en avant « des risques écologiques et socio-économiques ».
Les épisodes de pluies intenses en automne peuvent avoir des conséquences dramatiques. La neige imbibée d’eau va en effet se transformer en couche de glace épaisse de plusieurs centimètres avec l’arrivée des gelées, et sur de très grandes surfaces. Dans une telle situation, les rennes ne peuvent plus atteindre leur nourriture, et la famine va sévir, d’autant plus longtemps si l’hiver est long et rigoureux.
Dans leur étude, les chercheurs finlandais ont recensé deux épisodes récents de pluies automnales extrêmes, en 2006 et 2013. Lors de ce dernier, en novembre 2013, 61.000 rennes auraient péri dans la zone Iamalo-Nénetsie, en Sibérie occidentale, ce qui représente environ 22% des rennes de la péninsule. Le Canada n’est pas non plus épargné au niveau du Grand Nord. La fonte du permafrost, ces couches de sol gelées en profondeur, peut aussi présenter des risques pour les rennes et les humains : cet été, une infection à l’anthrax avait emporté un enfant et des centaines de rennes.
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