L’athlétisme marocain à la croisée des chemins : Le développement mode d’emploi

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La logique de développement à laquelle la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme a souscrit depuis l’arrivée de Abdeslam Ahizoune en décembre 2006 est salutaire. Elle n’a rien à voir avec la stratégie brossée par des quidams qui faisaient du dopage leur cheval de Troie.
A la FRMA, la gouvernance moderne n’est pas galvaudée et n’est pas un vain mot destinée à gruger l’opinion publique sportive voire la presse. Surtout, une certaine presse malintentionnée qui colporte des analyses spécieuses où la personnalisation des problèmes est répugnante. Le redéploiement du staff technique devient , chez certains folliculaires, une dissolution et le Président du Comité Directeur Fédéral est le seul maître à bord. Foin des réunions plénières de l’organe directeur et de gestion, foin des règlements et des procédures qui régissent la FRMA dont le top management est indubitablement et mondialement reconnu.
On préfère malheureusement colporter des ragots pour assouvir les desseins de ceux qui ont été sevrés, ceux qui ont fait de l’athlétisme marocain un géant aux pieds d’argile. La donne à totalement changé depuis plus une décennie: depuis le durcissement en matière du contrôle anti-dopage avec un code mondial très contraignant. Sait-on qu’entre 1998 et 2006, l’athlétisme marocain était sur la plus haute marche du podium: Pas moins de 46 athlètes ont été convaincus de dopage. Il fallait que l’Etat intervienne pour assainir une situation chaotique. Chose faite avec de sacrés chantiers initiés par le Roi en vue de rompre d’avec le passé pas bon à raconter et asseoir, in fine, l’athlétisme sur des bases saines et solides. Et justement, c’est cette rupture qui fait râler certains qui feignent d’oublier que le neuf ne se fait pas avec le vieux !
Jouer les Cassandre voire les nihilistes (!) en intentant des procès d’intention aux décideurs de la FRMA est une tentative pour faire revenir des quidams au lourd passif par les fenêtres après avoir été expulsés par les portes.
Alors que la plupart des fédérations sportives sont ménagées bien qu’elles soient malades de leur mauvaise gouvernance, on attaque sans vergogne la FRMA, l’une des fédérations sportives les mieux organisées et les mieux structurées. Il convient de rappeler qu’au niveau des résultats techniques à l’échelle continentale, arabe , francophone et méditerranéenne, c’est l’athlétisme qui sauve l’honneur du Maroc et le nombre de médailles le plus important est à mettre à l’actif de la FRMA si l’on compare le bilan de cette dernière avec les 44 autres fédérations sportives. Quant à l’échelle olympique et mondiale, l’athlétisme marocain est en construction et l’on a encore du mal à assister à des prouesses de jeunes athlètes issus de la nouvelle génération. Avec moins de 20 ans, certains sont parvenus même à être finalistes parmi de grosses pointures planétaires. La relève est désormais assurée et elle aura certainement son mot à dire aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo.
« Rien ne va de soi, rien n’est donné, tout est construit », écrivait Bachelard.

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