The news is by your side.

L’Australie ostracise le Hezbollah : Canberra le classe dans la case « terroriste »

0 106

« Il s’agit d’une soumission servile aux diktats américains et sionistes et d’une implication aveugle au service des intérêts israéliens et de sa politique basée sur le terrorisme, les meurtres et les massacres », a déploré le Hezbollah dans un communiqué publié mercredi. Cette formation de la résistance libanaise n’a pas manqué de faire le rapprochement avec ce qui se déroule aussi ailleurs. « Cette décision et les précédentes décisions similaires qui ont été prises par certains pays occidentaux illustrant leur hostilité aux peuples de cette région et à leurs justes causes, dont leur droit à la libération et à l’indépendance, n’affecteront pas le moral de notre fidèle peuple libanais, ni le moral des gens libres et honorables du monde entier, ni la position du Hezbollah et son droit légitime à résister et à défendre son pays et son peuple ni son soutien aux mouvements de résistance contre l’occupation et l’agression sionistes », rappelle le communiqué qui fait référence à la pression exercée aujourd’hui sur les factions palestiniennes qui luttent contre l’occupant israélien.
Le gouvernement australien s’est enfin plié aux ordres israéliens et a classé tout le Hezbollah comme «organisation terroriste», étendant à l’ensemble du groupe de la résistance libanaise cette classification qui ne portait jusqu’alors que sur ses unités armées.
Selon Karen Andrews, ministre de l’Intérieur, le Hezbollah «continue de menacer d’attentats terroristes et de soutenir les organisations terroristes», en allusion aux forces de résistance qui combattent l’occupation israélienne et Daech. Le Hezbollah constitue une menace «réelle» et «crédible» pour l’Australie, a-t- elle encore prétendu.
Israël et les États-Unis ont inscrit depuis longtemps le Hezbollah sur la liste des groupes «terroristes», mais d’autres pays refusent de sanctionner l’aile politique du groupe, craignant que cela n’entrave leurs relations avec les autorités libanaises.
L’appartenance à l’organisation ou son financement seront désormais interdits en Australie, où vit une importante communauté libanaise. Aucun motif n’a été donné pour expliquer cette annonce qui intervient au moment où le Liban est plongé dans une profonde crise économique et politique.
Mais le quotidien qatari AlQuds al-Arabi a indiqué que l’Australie a pris cette décision pour satisfaire la demande exprimée par Naftali Bennett, Premier ministre israélien, à Scott Morrison, son homologue australien lors de la conférence onusienne sur le climat tenue à Glasgow le mois passé. N. Bennett a invité S. Morrison et son épouse à visiter Israël, indiquant que «l’Australie est un grand ami et partisan d’Israël».

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.