Le ballet des politiques chez El-Othmani: Un premier tour puis s’en va…

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Pas de grande surpise à tirer de la somme des réunions préprogrammées entre le nouveau Chef de gouvernement désigné et les représentants des formations politiques choisies.
La délégation de l’Istiqlal, la première à être reçue par Saad Eddine El Othmani s’est contentée de rappeler sa position de principe déjà connue : une pleine disposition à faire partie du prochain Exécutif. Seule exception à la règle, le patron de l’Istiqlal n’a pas jugé bon de faire le déplacement renforçant ainsi l’idée que l’opinion publique se fait quant à la longévité de sa carrière politique. En tout cas, en démarrant avec le PI, le Chef de gouvernement désigné a jugé que les tractations se déroulaient sous de bons augures. Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre au siège du Parti justice et développement (PJD), Mohamed Soussi, membre du comité exécutif, a indiqué que la décision prise par le PI en octobre dernier à ce sujet est « la même que celle exprimée aujourd’hui », réitérant le soutien du parti au chef de gouvernement désigné tout en exprimant le souhait du PI de voir SE. El Othmani accomplir « cette noble et difficile mission », de manière convenable.
Le défilé au siège du PJD a continué. Ainsi, le Rassemblement national des indépendants (RNI) et l’Union constitutionnelle (UC) soutiennent le chef de gouvernement désigné, Saâd Eddine El Othmani, et expriment leur volonté d’intégrer la majorité gouvernementale, a indiqué le président du RNI, Aziz Akhannouch. Dans une déclaration à la presse, A. Akhannouch a qualifié de « très importante » la rencontre avec SE. El Othmani et Mohamed Sajid, secrétaire général de l’UC, qui s’inscrit dans le cadre des consultations pour la formation du nouveau gouvernement. Après avoir félicité SE. El Otmani de la confiance placée en lui par SM le Roi, A. Akhannouch a exprimé la disposition des partis du RNI et de l’UC, ayant un groupe parlementaire et un programme communs, à coopérer avec le chef de gouvernement désigné pour la formation d’un gouvernement fort et harmonieux, précisant que SE. El Otmani aura le temps nécessaire pour la formation de la majorité gouvernementale. Et c’est du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) que le coup de la dissonnance est parti, en annonçant qu’il n’a pas changé sa position prise au lendemain de la proclamation des résultats des législatives du 07 octobre, comme l’a affirmé, mardi à Rabat, son secrétaire général, Ilyas El Omari. « Nous devons continuer de nous rencontrer et de dialoguer même si nous étions dans des positions différentes, non seulement entre nos deux partis, mais avec les courants politiques existants (…) car le dialogue est une vertu très importante », a-t-il déclaré à la presse au terme d’une réunion avec le Chef du gouvernement désigné. S’agissant de la participation du PAM au futur gouvernement, M. El Omari a estimé que pour les deux parties cette question est, pour l’heure, encore prématurée, saluant, par la même occasion, la démarche adoptée par SE. El Othmani dans la formation de la majorité gouvernementale.
Rien de surprenant de la part du PAM alors que le Mouvement populaire (MP) intègre, en toute logique, le concert des participationnistes à l’équipée gouvernementale. Son leader Mohand Laenser s’est dit prêt à participer au prochain gouvernement. Dans une déclaration à l’issue d’une réunion avec Saâd Eddine El Othmani, M. Laenser a indiqué que les entretiens ont porté sur « les moyens d’accélérer la formation du gouvernement », notant que le Chef du gouvernement désigné « dispose de toutes les qualifications requises pour réussir cette mission ». Après avoir félicité M. El Othmani pour la confiance que lui accordée SM le Roi Mohammed VI, le secrétaire général du MP a appelé à faire prévaloir l’intérêt de la patrie et à accélérer la formation du nouveau gouvernement.
Quant au Premier secrétaire de l’Union socialiste des Forces populaires (USFP), Driss Lachgar, il a affirmé, mardi à Rabat, le soutien de son parti au Chef du gouvernement désigné et son engagement total en vue de la réussite de sa mission, précisant que cette décision a été prise par le Comité administratif et entérinée par le bureau politique de l’USFP. Dans une déclaration à la presse au terme d’une réunion avec le Chef du gouvernement désigné, Saad Eddine El Othmani, il a indiqué que son parti n’accepte désormais que les consultations pour la formation du prochain gouvernement soient tenues qu’avec lui, exprimant le refus qu’ « une tierce partie s’exprime au nom de l’USFP durant les consultations ». D. Lachgar a, par ailleurs, indiqué que ces premières consultations se sont tenues dans un climat « serein et fraternel » et ont été l’occasion pour l’USFP d’exprimer ses félicitations au Chef du gouvernement désigné pour la confiance royale.
Saâd Eddine El Othmani a également rencontré Nabil Benabdellah, SG du PPS, allié du PJD. Dans une déclaration à la presse, à l’issue d’une rencontre, mardi soir à Rabat, avec SE El Othmani, N. Benabdellah a indiqué que les consultations étaient « cordiales et franches et témoignaient des relations distinguées existant entre les deux partis ». Le PPS, a-t-il rappelé, avait souligné avant les législatives dernières que les raisons ayant prévalu à son alliance avec le Parti justice et développement (PJD) existent toujours, ajoutant que cette expérience va se poursuivre si les conditions sont réunies. Par ailleurs, M. Benabdellah a réitéré le soutien de son parti à M. El Othmani, que ce soit au niveau des conditions de la formation du gouvernement ou dans le cadre du programme gouvernemental, en vue de poursuivre la réforme et la démocratisation au Maroc. Il a également exprimé son aspiration à poursuivre l’expérience aux côtés du PJD et des autres composantes qui vont former la majorité gouvernementale.

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