Le blogueur russe A. Navalny écroué à Moscou 

Le Service pénitentiaire fédéral russe (FSIN) a annoncé qu’Alexeï Navalny, rentré dimanche en Russie d’Allemagne, avait été interpellé à l’aéroport et qu’il resterait détenu jusqu’à ce que le tribunal décide de la mesure contraignante.

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Le blogueur russe A. Navalny écroué à Moscou 

L’opposant et blogueur russe Alexei a regagné dimanche 17 janvier la Russie et a atterri à l’aéroport Chermetievo, où il a été interpellé, a informé le Service pénitentiaire fédéral russe (FSIN).

«À l’aéroport Cheremetievo, des employés du service de recherche du département opérationnel du Service pénitentiaire fédéral de Russie pour la ville de Moscou ont arrêté Alexeï Navalny, qui avait été condamné à une peine avec sursis et qui est sur la liste des personnes recherchées depuis le 29 décembre 2020», indique le communiqué de l’autorité. C’est le tribunal qui décidera de la mesure contraignante pour A. Navalny, en attendant il sera détenu, a en outre indiqué le FSIN.

Après que l’opposant a fait savoir son retour d’Allemagne où il avait été transporté pour y être soigné, le FSIN a annoncé qu’il envisageait de le mettre en détention. Il a alors été expliqué que le tribunal devrait envisager de remplacer la condamnation avec sursis par une peine réelle et ce en raison des «violations» du régime de sursis.

Pour rappel, le 30 décembre 2014 A. Navalny et son frère ont été reconnus coupables d’escroquerie aux dépens de la société française de cosmétiques Yves Rocher. Le blogueur a été condamné à 3,5 ans de prison avec sursis. En outre, il devait se faire enregistrer par le FSIN tous les deux mois jusqu’au 29 décembre 2020. Pour avoir violé cette condition six fois, le 29 décembre A. Navalny a été mis sur la liste fédérale des personnes recherchées.

En outre, A. Navalny a une condamnation avec sursis en lien avec l’affaire Kirovles, nom d’une entreprise de production de bois située à Kirov, qui est liée à la perte de plus de 16 millions de roubles (180.000 d’euros). De plus, le Comité d’enquête russe a ouvert le 29 décembre une enquête pour «escroquerie massive» contre l’opposant A. Navalny qui est soupçonné d’avoir dépensé à des fins personnelles 356 millions de roubles (quatre millions d’euros) de donations au Fonds de lutte contre la corruption (FBK) qu’il dirige.

Charles Michel, le président du Conseil européen, a qualifié la détention du blogueur russe d’inacceptable et a demandé aux autorités russes de le libérer. Même réaction à Paris, aussi. 

Victime d’un malaise à bord d’un avion en provenance de Tomsk, l’opposant russe A. Navalny a été hospitalisé en urgence à Omsk le 20 août.

Alors que les médecins russes ne lui ont diagnostiqué que des troubles métaboliques, l’homme a été par la suite transféré par avion dans un hôpital en Allemagne, où plus tard le gouvernement de ce pays a affirmé son empoisonnement par une substance toxique du groupe Novitchok.

La Russie a alors envoyé une demande à l’Allemagne de fournir les résultats des analyses et les conclusions. Alors que la réponse a été reçue, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a expliqué qu’elle «ne contenait rien concernant les questions posées».

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