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Le budget portugais bloqué au parlement : Le gouvernement dirigé par A. Costa dans les cordes

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Le parti communiste et le Bloc de gauche, petit parti d’extrême gauche, ont décidé de voter contre le budget de l’État pour l’an prochain. Les socialistes, qui n’ont pas la majorité au Parlement, se voient ainsi dans l’incapacité de se maintenir au gouvernement. Les partis d’extrême gauche ont campé sur leurs positions jusqu’au bout, en exigeant davantage sur le plan social et économique, en matière de droit du travail, des pensions de retraites, dans la santé et l’éducation.
Ces deux partis, le PCP et le Bloc de esquerda, s’étaient alliés aux socialistes en 2015 pour former une sorte d’union de la gauche à la portugaise, inédite en plus de quarante ans de démocratie dans le pays. Une union non reconduite en 2019 lors des secondes élections législatives remportées par les socialistes. La crispation s’était aggravée, et cette fois le divorce est prononcé.
Marcelo Rebelo de Sousa, président conservateur de la République, a déclaré il y a quelques jours que si le budget de l’État n’était pas voté, il se verrait dans l’obligation de dissoudre l’Assemblée et de convoquer des élections anticipées, « alors que nous sommes à mi-parcours du second mandat du Premier ministre ». Ce dernier avait prévenu qu’il ne démissionnerait pas. C’est donc au chef de l’État de décider de la suite à donner à cette crise politique. Le président de la République a manœuvré en jouant les intermédiaires pour éviter la crispation de la situation, mais ce fut peine perdue.
C’est le second revers politique récent d’A. Costa, avec la perte de mairie de Lisbonne suite aux élections municipales d’octobre dernier. A la surprise générale, c’est le candidat du parti social-démocrate, le parti de droite, principal parti dans l’opposition, qui a décroché la mairie, considérée comme la 3e fonction politique la plus importante du Portugal après le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée nationale. Une situation qui a redonné de l’élan à la droite, qui n’était plus que l’ombre d’elle-même.
Les socialistes ont caracolé en tête du dernier scrutin municipal, malgré la chute de quelques mairies dont Lisbonne. Ils restent donc les favoris d’un nouveau scrutin législatif. Et à titre personnel, A. Costa jouit d’une bonne cote de popularité. Mais le risque principal est celui de ne pas décrocher à nouveau la majorité absolue à l’Assemblée nationale et donc de se retrouver dans la même situation qu’actuellement. Avec une extrême gauche qui continuera à exiger plus d’avancées sociales et, de plus, une droite qui remonte la pente et affute ses arguments pour revenir au pouvoir, A. Costa, qui estime avoir beaucoup cédé, a une marge de manœuvre étroite… La crise politique sera-t-elle endiguée pour autant ?

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