Le Caire étouffe les blogueurs égyptiens 

La justice égyptienne a prolongé jeudi la détention de deux influenceuses accusées de « traite d’êtres humains » pour des vidéos publiées sur l’application TikTok, après les avoir acquittées notamment d’atteinte aux bonnes mœurs, selon un responsable judiciaire.

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Le Caire étouffe les blogueurs égyptiens 

Un tribunal du Caire a « renouvelé la détention de Mawada al-Adham et Haneen Hossam pour 15 jours dans une affaire de traite d’êtres humains », a indiqué la même source, sous le couvert de l’anonymat.

Mardi, les deux jeunes femmes, qui avaient été condamnées en juillet à deux ans de prison, avaient été acquittées, ainsi que trois autres personnes, de plusieurs accusations par la cour d’appel du tribunal économique du Caire.

« C’est une seule et même affaire qui repose sur trois chefs d’accusation : publication de photos portant atteinte aux valeurs de la société, atteinte à la sûreté nationale et traite d’êtres humains », a précisé l’avocat de Mme Adham, Me Saber Sokkar.

Leur détention provisoire a été renouvelée « en attendant qu’elles soient déférées à la cour pénale » pour « traite » car « deux autres jeunes femmes sont apparues sur leurs réseaux sociaux », a-t-il ajouté.

Déjà soupçonnée de proxénétisme en avril, l’étudiante Haneen Hossam avait alors été arrêtée après avoir posté sur TikTok une vidéo annonçant à ses quelque 1,3 million d’abonnés que les filles pouvaient gagner de l’argent en travaillant avec elle sur les réseaux sociaux. En mai 2020, Mawada al-Adham, qui compte deux millions d’abonnés sur Instagram, avait à son tour été arrêtée après avoir publié des vidéos parodiques. Elles figurent toutes deux parmi la dizaine d’influenceuses qui ont été arrêtées en 2020 pour atteinte aux bonnes mœurs, dans le pays conservateur.

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