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Le chef de la diplomatie malienne à Moscou : S. Lavrov dénonce « la mentalité coloniale » de Paris…

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«Le mécontentement [de la France] face à l’attitude des dirigeants maliens de solliciter l’aide de structures extérieures de protection et de sécurité n’est rien d’autre qu’un retour à la pensée coloniale dont les Européens auraient dû se débarrasser depuis longtemps», a lancé le ministre russe des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse.
Il a lancé une mise en garde contre «un danger réel d’apparition» au Mali «d’enclaves d’anarchie », où des combattants de diverses formations armées illégales qui se sont déjà préparées à de telles actions « opéreront sans entrave», un phénomène qui, selon lui, «menace l’intégrité territoriale du pays» et dont la Russie a averti la France à plusieurs reprises.

«Nous comprenons mais n’apprécions pas les tentatives de la France et d’autres pays de l’UE de prétendre à un rôle dominant en Afrique et dans d’autres régions», a souligné S. Lavrov, jugeant «inadmissible» que la France cherche à «dicter sa conduite au Mali, avec qui elle peut communiquer».

Par ailleurs, le chef de la diplomatie russe a assuré que Moscou était prêt à accorder un soutien à Bamako «pour augmenter les capacités de combat des forces armées maliennes», notamment dans la formation des militaires et des policiers. Il a aussi assuré que Moscou allait continuer à livrer au Mali du blé, des engrais minéraux et des produits pétroliers, alors que la Russie est visée par les sanctions occidentales en représailles à son offensive en Ukraine. Ces mesures de rétorsion ont mis à mal les capacités d’exportation de la Russie et nourrissent la crainte d’une crise alimentaire mondiale.

Le ministre malien des Affaires étrangères a quant à lui salué le «partenariat privilégié» entre les deux pays qui se traduit par une «coopération militaro-technique», insistant sur le fait que celle-ci se faisait à la demande du Mali. Ladite coopération débouche sur «des résultats probants sur le terrain», Précise A. Diop qui s’est réjoui de plusieurs succès contre les groupes terroristes. Il a enfin invité son homologue à se rendre à Bamako dès que possible.

Paris a décidé en février son retrait militaire du Mali, dans un contexte sécuritaire dégradé et sur fond de tensions entre Paris et les militaires au pouvoir qui ont décidé début mai de rompre les accords de défense conclus avec la France et ses partenaires européens, dénonçant des «atteintes flagrantes à sa souveraineté». La France a jugé «injustifiée» cette décision malienne et a formellement contesté toute violation du cadre juridique bilatéral qui serait imputable à la force Barkhane.

 Le gouvernement du Mali a ensuite décidé, le 15 mai, de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, accusant l’organisation d’être «instrumentalisée» depuis l’«extérieur», sans citer expressément la France.

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