Le Covid-19 conduit des élus PJD à la prison

Nouveau coup dur pour le PJD. Le tribunal de première instance de Taroudant a condamné, lundi dernier, le président PJD de la commune rurale Freija, relevant du territoire de la province, à six mois de prison ferme et 2.000 dirhams d’amende pour «outrage, diffamation et diffusion de fausses informations» dans un groupe de messagerie WhatsApp visant le gouvernement de Taroudant. 

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Le Covid-19 conduit des élus PJD à la prison

C’est en mai dernier que l’affaire a fini par éclater au grand jour lorsque le gouverneur, après le feu vert du ministère de l’Intérieur, a décidé de porter plainte contre l’édile de la formation islamiste pilotée par Saad Eddine El Othmani. Depuis, le conseiller Abdelhamid Kayouh était poursuivi en état de détention. Il avait fait d’ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt après sa fuite. La police l’a ensuite interpellé dans un appartement à Agadir où il s’était caché.

La colère du président de la commune Freija contre le représentant de l’administration territoriale portait sur sa désapprobation de la manière «stricte» avec laquelle le gouverneur mettait en place les dispositions de l’état d’urgence dans la province pour faire face à la propagation de la pandémie du coronavirus.

Ce n’est pas la première fois que la main de la justice frappe dur dans les rangs des élus du PJD. Ainsi, en avril dernier, le tribunal de première instance d’Errachidia avait sévi contre un autre conseiller communal du PJD en le condamnant à un mois de prison ferme et 6.000 dirhams d’amende pour «rébellion par le biais de publications électroniques, incitation à enfreindre les procédures de l’état d’urgence sanitaire et refus de mettre en œuvre les décisions émises par les autorités publiques».

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