Le dialogue social se fera cahin caha… 

Le dialogue social est un choix stratégique et un mécanisme de consolidation de la voie démocratique, a indiqué, mercredi à Rabat, le ministre de l’Emploi et de l’insertion professionnelle, Mohamed Amkraz. Mais cette rhétorique ne semble pas remporter l’adhésion de la majorité des centrales syndicales qui ruent dans les brancards depuis que l’on a mis sur la table l’histoire de la reprise des activités économiques.

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Le dialogue social se fera cahin caha… 

Intervenant à l’ouverture de la première réunion du dialogue social tripartite relative aux mesures d’allègement de l’état d’urgence sanitaire et la relance de l’activité économique, M. Amkraz a mis en relief le contexte exceptionnel de la réunion, marqué par «une volonté collective» de faire face aux répercussions socio-économiques de la Covid-19.

M. Amkraz a affirmé que le gouvernement a œuvré pour l’implication des partenaires sociaux dans la gestion de cette crise, par le biais de la haute commission de concertation, qui constitue un couronnement important de l’accord tripartite du 25 avril 2019.

Le ministre a poursuivi que la commission a tenu deux réunions pour se pencher sur diverses mesures relatives à la crise sanitaire, à la reprise progressive de l’activité économique et à des propositions sur le projet de loi de finance rectificative.

Cette pratique fut particulièrement appréciée par l’Organisation internationale du travail, qui a salué l’expérience marocaine du dialogue social dans la gestion de la crise sanitaire liée à la propagation du nouveau coronavirus.

Mais tel ne semble être l’avis de bien des centrales qui dénoncent l’exclusion dont ils ont fait les frais en période de confinement. Plus, CDT et UMT s’accordent à dire que les conditions sociales de la reprises telles que préconisées par la Confédération patronale ne répondent pas aux impératifs de l’heure. 

La CGEM a demandé un moratoire sur la revalorisation du SMIG de 5 % au motif que le Covid-19 a éprouvé, durement, la santé financière des entreprises. Un «non sens» économique et social au sortir du confinement, rappellent les syndicats. Surtout que la relance économique est tributaire de la demande locale qui ne saurait être au rendez-vous sans revalorisation du pouvoir d’achat des travailleurs. Consommer marocain, c’est bien. Reste à savoir comment, s’interrogent les syndicats qui rechignent à accepter le diktat du Patronat. 

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