Le dossier libyen au menu des discussions maroco-saoudiennes à Rabat

Après l’Algérie, le chef de la diplomatie saoudienne est arrivé, mercredi 29 juillet, à Rabat où il a eu des entretiens avec son homologue marocain. Le dossier libyen était au centre des discussions  menées par le prince Faisal Bin Farhan au Maroc.

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Le dossier libyen au menu des discussions maroco-saoudiennes à Rabat

Le chef de la diplomatie saoudienne a exprimé lors d’un point de presse coanimé avec Nasser Bourita «les inquiétudes» de son pays «envers la situation en Libye et envers les ingérences étrangères dans ce dossier et l’impact de ces ingérences sur la sécurité dans le monde arabe, en particulier dans les pays voisins de la Libye», indique l’agence MAP. Pour Riyad, les «ingérence étrangères» sont condamnables lorsqu’elles sont l’œuvre de la Turquie.

Le prince a précisé que Riyad tend à soutenir tous les efforts visant à trouver une solution à cette crise. «Une solution 100 pc libyenne est une conviction du Royaume de l’Arabie Saoudite et de tous les pays arabes» a-t-il souligné. Et d’ajouter que «la coordination arabe pour atteindre cet objectif est une priorité pour son pays en vue de mettre fin aux interventions étrangères et au conflit qui se poursuit dans ce pays, ainsi que pour la préservation de la Libye et des Libyens des effets du terrorisme, du conflit et des interventions et des convoitises extérieures.»

Rabat avait appelé en juin dernier, à l’occasion d’une réunion du conseil exécutif de la Ligue arabe, à la «formation d’un groupe arabe restreint chargé de l’élaboration d’une vision stratégique ouverte sur les parties libyennes pour contribuer à la résolution de la crise en Libye».

Hier à Alger et au terme d’une entrevue avec le président Abdelmadjid Tebboune, le prince saoudien avait salué  «le rôle important et central des pays du voisinage dans le règlement pacifique du conflit en Libye en vue de protéger ce pays frère contre le terrorisme et les ingérences étrangères». Allusion faite aussi bien à la Tunisie qu’à l’Egypte dont l’activisme avait été critiqué par Alger qui assure coordonner sa politique libyenne avec Ankara. 

L’Arabie saoudite soutient militairement et diplomatiquement le maréchal Khalifa Haftar dans sa guerre contre le gouvernement d’union nationale, issu de l’accord politique de Skhirat de décembre 2015, et reconnu par les Nations unies.

Bien entendu, les relations entre Rabat et Riyad qui ont été marquées par nombre de zones d’ombre ces derniers temps, étaient aussi à l’ordre du jour de la visite du prince saoudien au Maroc. «L’accent a également été mis sur la volonté commune de renforcer davantage les relations bilatérales à travers une coordination permanente dans tous les domaines, au service des intérêts des deux pays et des deux peuples frères, conformément aux orientations des leaders des deux pays» a relevé le responsable saoudien.

Il a fait état, en ce sens, «de plusieurs domaines de coopération et de concertation qu’il faut mettre à profit et de plusieurs conventions qu’il faut activer en vue de porter les relations bilatérales à un niveau supérieur», ajoute la même source.

Le chef de la diplomatie saoudienne a effectué le 12 décembre 2019 un déplacement à Rabat dans un cadre protocolaire. C’était à l’occasion de la commémoration du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de la Coopération islamique.

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