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Le droit à la vie célébré au MACMA : Plasticiens et écrivains contre la peine de mort

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Le même jour, un ouvrage portant le même titre et édité à La Croisée des chemins sera présenté au public à la Maison Denise Masson à Marrakech ; outre les reproductions des œuvres présentées dans l’exposition, ce livre reproduit des textes originaux de trente-sept écrivains et intellectuels marocains défendant l’abolition de cette peine inhumaine.
Cet ouvrage sera présenté samedi 9 octobre lors d’une table-ronde animée par des personnalités et les représentants des principales associations abolitionnistes nationales et internationales, suivie d’une conférence du philosophe Ali Benmakhlouf. D’autres activités sont prévues dans les mois qui suivent.
Cette exposition et ce livre sont le résultat d’une initiative citoyenne lancée par Driss El Yazami, Younès Ajarraï et Mahi Binebine qui, convaincus que la peine de mort est inhumaine, injuste et inefficace, ont voulu renforcer la dynamique abolitionniste dans notre pays en sollicitant intellectuels et plasticiens, faisant ainsi le pari de la culture comme moyen d’élargir la mobilisation pour l’abolition.
Cette initiative citoyenne intervient dans un environnement national marqué par plusieurs paradoxes. Depuis 1993, le Maroc respecte un moratoire de fait sur la peine de mort et n’a plus connu d’exécution capitale. Mais chaque année, au mois de décembre, lorsque l’Assemblée générale des Nations unies vote sur une résolution demandant à tous les Etats de respecter un moratoire sur les exécutions, le Maroc s’est toujours abstenu.
Pourtant, le mouvement abolitionniste s’est renforcé dans le pays ces dernières années avec la création d’une Coalition marocaine contre la peine de mort, puis des réseaux de parlementaires, d’avocats, de journalistes et d’enseignants. A sa création, le réseau des parlementaires a compté jusqu’à 204 élus (sur 515 parlementaires) issus de presque tous les partis politiques.
En 2011, l’article 20 de la Constitution proclamait que « Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit. » et, en 2014, S.M le Roi Mohammed VI encourageait le débat public sur l’abolition lors de son adresse au Forum mondial sur les droits de l’Homme tenu à Marrakech : « Nous nous félicitons du débat, autour de la peine de mort, mené à l’initiative de la société civile et de nombreux parlementaires et juristes. Il permettra la maturation et l’approfondissement de cette problématique. »

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