Le foot sous l’emprise du hooliganisme: Au-delà du sécuritaire, quelle (s) parade (s)?

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Les Marocains sont-ils gorgés, à ce point, de violence? La question mérite d’être soulevée à l’heure où les manifestations sportives, les rencontres de foot en tête, se transforment en véritables terrain d’expression d’une guerilla urbaine. Pourtant, les autorités n’ont pas manqué de réagir, sous diverses formes, pour tenter d’endiguer le hooliganisme. Allant jusqu’à priver ces milieux d’accès aux terrains. Sans succès. En l’espace de quarante huites heures, deux matchs de foot on tourné au drame, occasionnant plusieurs blessés, y compris parmi les forces de l’ordre. Le 3 mars dernier, aux alentours du stade Mimoune-Al Arsi, à Al-Hoceima, de violents affrontement ont opposé les supporters du WAC à ceux du CRA. C’est à coup de jets de pierres que 14 personnes ont été blessées et évacués vers l’hopital Mohammed V de la ville. Le lendemain, c’est une autre fête footballistique mettant aux prises l’US de Kénitra au Moghreb de Fès qui a dérapé dans un bain de sang. Le triste bilan est de 10 blessés dont 4 éléments des forces de l’ordre.
L’affaire dépasse, sans aucun doute, le seul cadre de la gestion sécuritaire pure et dure. Le traitement de ces débordements devrait inciter les pouvoirs publics, parallèlement aux mesures légales et répressives, à imaginer d’autres pistes pour enrayer ce phénomène de violence de masse. Nul besoin de rappeler à l’occasion que les sociologues et autres psychologues devraient être associés à cette démarche d’appréhension d’un phénomène qui pourrait s’aggraver. Sans quoi, on assistera, désarmés, à la montée des périls, les mêmes causes continueront à produire les mêmes effets.

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