Le gabon ouvert à la coopération: L’aménagement en pointe

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En matière de coopération bilatérale, le ministre gabonais de l’Agriculture, de l’élevage, de la pêche et du développement rural se veut clair. Toute la filière pourrait faire l’objet de joints ventures, souligne-t-il. Un potentiel à ne pas négliger.

PERTINENCES : QUELLES SONT VOS ATTENTES D’UNE RELANCE FRANCHE DE L’INVESTISSEMENT AFRICAIN DU MAROC ?

LUC OYOUBI : Nous souhaitons que l’investissement porte sur le domaine de la pêche et l’aquaculture. La création des armements de pêche mixtes ; l’industrie de la transformation des produits halieutiques et les chantiers navals.

SUR LE PLAN TECHNIQUE, TABLEZ-VOUS SUR UN TRANSFERT DU SAVOIR-FAIRE MAROCAIN EN TERME DE GESTION DES PÊCHERIES ?

L.O : Oui, le savoir-faire marocain en matière de gestion des pêcheries est une référence au niveau des pays de la façade atlantique africaine. Par exemple pour le Gabon, ce serait un atout dans le cadre de la mise en place des plans d’aménagement des pêcheries.

Y A-T-IL D’AUTRES VOLETS DE LA COOPÉRATION QUI MÉRITENT UNE COLLABORATION BILATÉRALE PLUS FORTE ?

L.O : Oui, nous aimerions renforcer la coopération bilatérale avec le Maroc dans les volets de la Recherche scientifique pour l’évaluation des stocks halieutiques ; la valorisation et qualité sanitaire des produits de la pêche ; l’aménagement des points de débarquement, des halles aux poissons, etc. Sans oublier le renforcement des capacités du personnel : formation au Maroc (courte et longue durée), voyages d’études (personnel en charge de la surveillance par satellite, de l’évaluation des stocks, de la valorisation et la qualité des produits halieutiques), etc.

LA VALORISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE VOUS INSPIRE-TELLE DANS CE CADRE-LÀ ?

L.O : Oui, sachant que c’est un domaine qui n’est pas très développé au Gabon car nous ne disposons que d’une usine de transformation des produits de la pêche. Des évènements tels que le Salon Halieutis sont une passerelle qui nous permet de rencontrer non seulement des opérateurs économiques chevronnés dans le domaine de la valorisation afin d’obtenir des conseils ou solliciter un appui technique, mais aussi des potentiels investisseurs.

LA COOPÉRATION BILATÉRALE ENGLOBE-T-ELLE LA DÉFINITION D’UNE STRATÉGIE AFRICAINE DANS LES NÉGOCIATIONS MULTIPARTITES AUPRÈS DE LA FAO, NOTAMMENT ?

L.O : Oui, la FAO pourrait financer des projets régionaux relatifs à l’évaluation des stocks ; la surveillance régionale et la formation des cadres de l’administration.

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