Le Ghana dissout sa fédération de foot: Le Président s’implique…

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Le gouvernement a annoncé jeudi 7 juin la dissolution de la Fédération ghanéenne de football. Motif invoqué : un scandale de corruption de « nature massive ». Le gouvernement, porté par la voix de Mustapha Abdul-Hamid, ministre de l’Information, a « décidé de prendre des mesures immédiates pour la dissolution de la fédération ghanéenne de football » en raison de « la nature massive de la corruption présumée ».

A Accra, un documentaire explosif a été présenté mercredi 6 juin en avant-première au Centre international de conférence de la capitale. Son nom: « Number 12 ». Il a été réalisé par Anas Aremeyaw Anas, un journaliste infiltré avec son équipe, et connu dans son pays pour avoir révélé de nombreuses affaires de corruption. Lui et ses associés ont enquêté pendant deux ans.

Dans « Number 12 », les plus hauts dirigeants du football ghanéen sont visés, dont le plus célèbre d’entre eux: Kwesi Nyantakyi, le président de la Ghana Football Association (FA Ghana). Piégé par des journalistes d’investigation, Kwesi Nyantakyi apparaît proposant à de prétendus « investisseurs » de juteux contrats.

Le dirigeant propose par exemple 11 millions de dollars pour faciliter à ces « investisseurs » l’accès à des personnalités clés du gouvernement, dans le but d’obtenir d’importants contrats. Lors de rencontres à Dubai (Emirats arabes unis), Nyantakyi suggère aussi la création d’une société écran qu’il dirigerait dans l’ombre contre de grosses commissions. Ladite société écran serait chargée des sponsors de la Ghana Premier League, le championnat d’élite ghanéen.

D’autres dirigeants de la fédération ainsi que des arbitres apparaissent également dans le documentaire. Certains acceptent des pots-de-vin pour influencer la sélection de joueurs, ou encore pour truquer l’issue de certains matches de championnat.

Fin mai, la police a ouvert une enquête. Le président de la République Nana Akufo-Addo avait déposé plainte après avoir consulté le documentaire d’Anas Aremeyaw Anas dont les révélation lui valent  des menaces de mort . Le chef d’Etat accusait Kwesi Nyantakyi d’avoir utilisé « frauduleusement le nom et le bureau du Président » pour des affaires personnelles.

 

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