Le GIEC s’active toujours: Le 6è Rapport prévu en octobre 2018

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La 47e réunion du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, s’est déroulée le 13 mars. Que peut-on dire de cet organisme intergouvernemental qui résiste depuis 30 ans pour faire valoir la cause climatique ? Véritable « boite à outils » pour les décideurs politiques, le GIEC compte sur son potentiel humain fort de 2500 scientifiques pour élaborer son rapport assimilé à une véritable Bible du climat. Pour rappel, le 5e rapport du GIEC (en 2014) a été rédigé par plus de 830 auteurs. Aucun n’est rémunéré par le groupe pour son travail. Cela sans compter les  » auteurs contributeurs  » dont la tâche consiste à apporter des informations techniques sur un sujet précis. Pendant l’écriture du dernier rapport d’évaluation, ce sont près de 2000 experts qui ont fourni 140.000 commentaires de relecture.

Le budget annuel du GIEC tourne autour de 6 millions d’euros et les 195 états-membres y contribuent de manière volontaire. Les Etats-Unis, dont le financement s’élevait à environ 1,6 millions d’euros, ont décidé de cesser leur apport en 2016. Pour palier à cette défaillance « politique », la France a réévalué en 2018 sa contribution à un million d’euros jusqu’en 2022.

Le GIEC a publié 5 rapports d’évaluation depuis sa création : en 1990, en 1995, 2001, 2007 et 2014. Un rapport est généralement composé de trois volumes qui correspondent aux analyses des trois groupes de travail du GIEC. Chacun s’attelle à un domaine : les bases physiques du système climatique et du changement climatique, les retombées sur le secteur socio-économique et les systèmes naturels, ainsi que les options pour s’y adapter et, enfin, les options pour atténuer le phénomène avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Il existe également une  » équipe spéciale  » qui développe un suivi méthodologique des GES dans le monde.

Les membres du GIEC n’effectuent pas de recherche scientifique mais évaluent et synthétisent les travaux menés dans les laboratoires du monde entier. Le 5e rapport synthétise par exemple 9200 études.

Initialement composés de plusieurs centaines de pages, les rapports du GIEC sont désormais plus étoffés et atteignent deux à trois mille pages. Pour plus de lisibilité, ils fournissent aux décideurs politiques un document résumant leur analyse. Tous les rapports rédigés en anglais sont accessibles gratuitement en ligne…

Le 6ème rapport du GIEC sera publié en 2022. Trois rapports spéciaux seront rédigés en parallèle, dont l’un sur « l’impact d’un réchauffement global de 1,5 °C au-dessus des niveaux pré-industriels et sur les trajectoires d’émission de gaz à effet de serre correspondantes ». Il sera publié en octobre 2018.

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