Le leader de Podemos doublement recadré sur ses déclarations sur le Sahara

Les récentes déclarations faites par Pablo Iglesias sur le Sahara a irrité ses partenaires socialistes au sein du gouvernement de coalition de gauche. Margarita Robles, ministre espagnole de la Défense, a vertement critiqué le chef de file de Podemos pour avoir plaidé pour l’organisation d’un referendum au Sahara. 

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Le leader de Podemos doublement recadré sur ses déclarations sur le Sahara

«La politique étrangère du gouvernement est définie par son président et la ministre concernée, Arancha González Laya. Cela doit être très claire», a affirmé M. Robles dans une interview accordé à la Télévision Espagnole dont des extraits ont été repris par ABC.

«Tout autre membre du gouvernement qui occupe un autre poste peut avoir un avis à titre personnel mais les positions officielles sont fixées par le président et la ministre des Affaires étrangères», a-t-elle souligné. M. Robles a rappelé à Iglesias que «Pedro Sanchez est le chef de l’exécutif. Une réalité que personne ne devrait oublier y compris au sein du gouvernement».

«Dans un gouvernement de coalition, il y a certes différentes positions, mais il n’est pas raisonnable d’agir en même temps en tant qu’exécutif et opposition» a-t-elle martelé tout en précisant que «faire partie d’un gouvernement exige aussi des responsabilités».

L’interférence de Pablo Iglesias sur le terrain diplomatique a suscité aussi des grincements de dents chez le ministère des Affaires étrangères. «La position du gouvernement sur le Sahara est très claire et n’a pas changé ces dernières heures, ces derniers jours ou ces dernières semaines», a déclaré G. Laya.

La droite espagnole a aussi désapprouvé la position de P. Iglesias en faveur de l’organisation d’un référendum au Sahara.

Depuis son entrée au gouvernement, le 13 janvier 2020, le chef de Podemos s’est gardé d’aborder les questions relatives à la politique marocaine. D’ailleurs, en février dernier, il avait pris ses distances avec la réunion de son camarade au parti et actuel secrétaire d’Etat aux droits sociaux, Nacho Alvarez, avec une délégation du Polisario. «C’est le ministère des Affaires étrangères qui détermine la position de l’Espagne sur le Sahara», avait-il admis dans des déclarations à la presse ibérique.

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