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Le Maroc à l’épreuve du Covid-19, tout faire pour que le pays ne craque pas !

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L’Exécutif doit rester sur la brèche pour voler au secours d’un pan de la société marocaine qui tirait son motif de survie en s’accrochant à un secteur informel qui tourne sans filet social.

Si dans les laboratoires de l’Intérieur on semble fin prêt à mettre en place le mécanisme de soutien aux populations les plus vulnérables, une ingénierie imaginée pour 2021, c’est-à-dire pour l’après échéances électorales, il est grand temps de la déployer. Quitte à en corriger, chemin faisant, les imperfections et autres incohérences. Car rien ne vaut un front social solide pour venir à bout de tous les défis. Et il faut croire que la pandémie du Covid-19 en est un, et non des moindres. 

L’affaire concernerait probablement quelque 7 à 8 millions de foyers qui, pour les plus miséreux d’entre eux, n’ont que les yeux pour pleurer leur mauvaise fortune. Certes, on peut toujours compter sur l’élan de solidarité que les réseaux de bénévolat saura dérouler, avec l’appui des structures étatiques.

Mais il faut dire que ce n’est là qu’une facette d’une problématique socio-économique bien plus grave pour la laisser au seul bon vouloir des seuls mécènes. Surtout lorsqu’on sait que ces canaux-là sont, en (grande) partie, mis à profit par des milieux peu recommandables.

L’Etat est donc appelé à casser la tirelire pour mener à bien un nivellement socio-économique rendu nécessaire par un « accident de l’Histoire ». Car il ne faut pas croire, le peuple, cette masse difforme dont se gaussent les politiques pour se faire une place au soleil, saura reconnaître les siens. Et toute défaillance en la matière ne fera que renforcer la rhétorique des nihilistes de tous bords qui voient en le Royaume un vaste désert où aucune pousse n’a la chance de survivre.

Le pays a besoin d’espoir. Et l’espoir à un coût qui s’apparente, pour nombre de  « techniciens » purs et durs, à un surcoût qui ferait basculer les grands équilibres macro-économiques vers un abîme incertain. 

Certes, vivant à crédit, le Maroc serait contraint, si jamais la triste parenthèse du Covid-19 s’éternise au-delà des délais espérés conformément à l’état d’urgence sanitaire, de revoir ses engagements auprès des principaux bailleurs de fonds.

Un report des échéances devrait être négocié au même titre que l’accès à d’autres sources de financement pour huiler la machine économique.

D’ores et déjà, il faudra que l’Exécutif s’attèle à la confection d’une loi de Finances rectificative. Avec comme énoncés principaux les nouvelles priorités à l’ordre du jour. Le secteur de la Santé, souvent assimilé à un parent pauvre dans tous les budgets, devra bénéficier d’une attention particulière. Afin d’éviter que le pays ne soit appelé à gérer un désert sanitaire aux retombées incalculables. Que ce soit en termes de ressources humaines qualifiés, le plus gros fuit le pays comme la peste, où en termes de savoir technique.

Une synergie doit être trouvée entre le secteur privé et son pendant public pour que les laboratoires nationaux intègrent, fièrement, la voie de la globalisation plutôt que d’être globalisés (en reproduisant le travail à façon labellisé « sous brevet »…). En gros, le secteur de la Santé peut être hissé au stade du secteur « social » économiquement viable et porteur. Moyennant la valorisation des compétences et la mobilisation des ressources idoines. 

Le pays a intérêt à mieux revoir ses politiques sectorielles pour éviter les « occasions ratées » et « les générations perdues », synonyme d’une reproduction alarmante du sous-développement. Bien entendu, au-delà de cet impératif socio-économique, la focale des décideurs étant appelée à s’ouvrir davantage sur les gains à gratter, la priorité des priorités, celle qui ne doit souffrir d’aucun débat anachronique ni d’aucune contorsion politico-politicienne, doit être consacrée à l’éducation et à la formation professionnelle.

Sans quoi, tous les horizons resteront bouchés pour les générations montantes et celles qui viennent. D’autant plus que l’école a perdu de sa magie depuis qu’elle sert de faire valoir à un descenseur social. Mais là encore, la lorgnette du social doit s’ouvrir sur l’économique, ce vaste univers via lequel se crée la richesse pour son recyclage.

L’école doit servir au bout des spécialisations qu’elle offre les circuits économiques que le pays se doit de cibler sur la voie de son essor. Les industries de transformation, aujourd’hui caractérisée par leur petite taille, gagneraient certainement à être épaulées pour faire leur « révolution ».

En garantissant, au sortir de ce processus, le label Maroc qui a besoin de mieux s’exprimer aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. Les centres de formation professionnelles et autres instituts spécialisés gagneraient à se transformer en autant de clusters de l’innovation en tablant sur la recherche et le développement.

Là aussi, la dynamique des PPP devrait être boostée davantage pour rattraper les retards cumulés. Et last but not least, il serait plus judicieux que les Maisons de jeunes qui sont désertées actuellement soient rattachées à tout département qui fait sienne l’innovation. L’objectif étant d’en faire autant de « fab-lab » susceptibles d’attirer les jeunes qui font preuve d’ingéniosité aussi bien dans la « high tech » » que dans l’industrie culturelle. 

Et last but not least, il serait de bon ton que l’Exécutif soit à l’écoute des  opérateurs qui font preuve d’une grande maturité par ces temps de crise. L’essentiel étant aussi de sauver le tissu productif national déjà mis à rude épreuve par la politique de confinement édictée. Industrie, tertiaire, secteurs primaires…

Rien ne doit être occulté pour peu que l’élan de mobilisation qui s’est exprimé vise, in fine, à empêcher le pays de craquer. Cet élan doit être mis à profit pour préparer le terrain à la déclinaison future du nouveau modèle de développement que le pays est en droit de penser par lui-même et de revendiquer. Y arrivera-t-on ? A-t-on les moyens de nos ambitions ? Assurément. Pour peu que l’on change de paradigme. En mettant un terme à l’économie de rente et en désarticulant les circuits parasitaires qui minent

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