Le Maroc contre Daech: Tous les fronts sont bons…

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Le Maroc est interpellé par le phénomène Daech sur plusieurs plans. D’abord, il y a l’urgence. Et elle est assumée par la BNPJ qui veille au grain pour que le maillage recherché par la nébuleuse terroriste à l’échelle planétaire ne puisse pas prendre dans le Royaume. D’où la multiplicité des interpellations qui, en langage chiffré, s’exprime par le démantèlement de 140 cellules dormantes comprenant quelque 2500 islamistes radicaux. Et l’une dans l’autre, l’urgence consiste aussi à tracer pour traquer les djihadistes de nationalité marocaine qui ont rejoint les foyers de tension dans le « Cham ». Et là, il est question de pister quelque 2000 à 2500 « combattants » qui ont pu rejoindre qui le Front Al Nosra, filiale d’Al-Qaida en Syrie, et qui les rangs de Daech et de ses diverses sections combattantes. Cela sans parler de nos concitoyens de la diaspora du type de ceux qui ont ensanglanté la capitale française. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le Maroc s’est porté volontaire pour lutter contre Daech dans le cadre de la première coalition conduite par les USA en engageant ses chasseurs-bombardiers dans les fameux bombardements aériens. Comme il n’est pas négligeable de souligner, à cette occasion, l’appui que les services marocains apportent à leurs homologues européens, entre autres, pour traquer les terroristes. Et le crédit dont jouissent les services marocains auprès de leurs partenaires n’est plus à démontrer, comme le rappelle la reconnaissance exprimée, à cet égard, aussi bien par la France que par la Belgique, là où l’alerte est à son maximum, sans oublier l’Espagne.

L’engagement contre Daech se fait aussi, et c’est important de le souligner, dans le registre cultuel. Avec l’investissement de la plus haute autorité du pays dans la réorganisation du champ religieux pour endiguer les dérives de la pensée djihadiste. La formation des Imams, aussi bien au profit des pays sahélo-sahariens, eux aussi victimes de la métastase de l’islamisme radical, que des pays européens qui en expriment la volonté…

Mais ce serait faire court en limitant l’investissement du pays dans la lutte contre-terroriste à ces seuls volets pour importants qu’ils soient. Le Maroc bataille aussi sur le plan politico-diplomatique en faveur de la paix au Proche-Orient, avec un intérêt tout particulier au nœud gordien que représente la question palestinienne. Car c’est bien de cette pire injustice que se nourrit le discours haineux à l’endroit d’un Occident qui passe à la trappe la juste cause d’un peuple spolié pour justifier toutes les exactions israéliennes. Et c’est de ce pourrissement contagieux que provient le danger de l’éclatement de l’échiquier arabe en mille morceaux… La déliquescence de plusieurs pays (Irak, Syrie, Libye, Yémen) représente un avant goût du chaos ambiant.

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