Le Maroc d’hier à aujourd’hui aux Mondiaux du Cross Country: Un palmarès très modeste

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Depuis la première participation aux mondiaux du cross-country en 1973 (nouvelle formule qui avait remplacé le Cross des Nations), le bilan de l’athlétisme marocain est très modeste. A moins qu’on parle de trois médailles d’or dont deux à mettre à l’actif de Khalid Sekkah (1990 et 1991) et une glanée au cross court par Zahra Ouaziz en 1998. Sans parler aussi d’une dizaine de podiums par équipes chez les juniors comme chez les seniors. Des podiums oscillant entre médailles d’argent et de bronze.
La rétrospective montre bien que nous sommes face à une poignée de titres qui cachent bien la crise de la relève à cause de l’absence d’un vrai système de formation d’athlètes propres. Certains amnésiques qui servent la soupe à de pseudos-techniciens parlent d’une épopée de gloires mondiales pour tirer à boulets rouges sur les décideurs d’aujourd’hui à la FRMA.
Valeurs absolues, les statistiques sont têtues comme on dit. Car on doit avoir honte si on se compare aux Kényans et aux Éthiopiens. Les athlètes de ces deux pays à eux seuls ont remporté 559 médailles sur 996 distribuées, soit 56,1 % depuis la première édition des championnats du Monde : 304 pour le Kenya et 255 pour l’Ethiopie. Il est clair que ce sont ces deux nations qui dominent outrageusement la discipline. Il faut remonter à 2007 pour trouver trace d’un vainqueur non-originaire de ces deux pays…Chez les juniors, la victoire par équipes est à chaque fois revenue au Kenya ou à l’Ethiopie depuis…1981 ( !!) et un succès américain.
Le même constat qu’on pourrait faire pour la participation marocaine aux championnats du monde voire aux Jeux olympiques. Il suffit de jeter un regard sur le graphique du classement par points pour s’en apercevoir. La Lettre Royale qu’on a qualifiée de Lettre du plus sport n’avait-elle pas souligné ce constat accablant en disant que les quelques exploits sportifs individuels ne doivent pas être cet arbre qui cache la forêt de la crise du sport marocain?
Aujourd’hui, la donne a changé au grand malheur de ceux qui se sont aventurés à comprer un bilan de la décennie dernière avec celui de plus de quatre décennies. On compare l’incomparable sous un prisme spécieux.
Qu’on le veuille ou non , la FRMA est sur la bonne voie. Sa gouvernance est un cas d’école. Et l’athlétisme marocain qui est toujours en construction subit une évolution et une révolution sur tous les plans. Le reste n’est que littérature. Place donc aux mondiaux du cross-country ce week-end en Ouganda. Avec des juniors promis à un bel avenir.

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