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Le Maroc et les enjeux Sahélo-saharien: Les raisons d’un réengagement

L’ancrage marocain en Afrique subsaharienne ne date pas d’aujourd’hui. Ce vaste territoire était toujours son prolongement historique, humain, cultuel, culturel et économique. Cet ancrage connait, depuis l’accession de Mohammed VI au trône, une dynamique et une véritable offensive diplomatique, position qui fait aujourd’hui du Maroc un acteur incontournable et un partenaire fiable et solide.

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Le Maroc et les enjeux Sahélo-saharien: Les raisons d’un réengagement

La nouvelle approche s’est fondée sur des piliers classiques, comme le très fort maillage de représentations diplomatiques, ou encore des stratégies de co-développement soudées par des accords et des alliances en direction des organisations régionales. Cette stratégie globale est incarnée par une diplomatie royale relevant du soft power qui se décline via la dimension religieuse et la réactivation des réseaux économiques et commerciaux. Les routes caravanières qui n’ont jamais disparu, sont désormais sillonnées par des camions, des tout-terrains et autres véhicules. En termes de sécurité, le Maroc reste, pour son environnement, un pays sahélo-saharien malgré les relations toujours tendues avec le voisin algérien. 

Une histoire commune en direction de l’Afrique

Le Maroc se revendique d’un enracinement subsaharien plus ancien se basant sur des ramifications multiséculaires des routes caravanières, mais aussi sur les liens humains que constituent les grandes fédérations de tribus basées dans la région, comme les Zénatas, les Senhadja, d’origines différentes, arabo-amazighe et soudanaise. Les relations politiques sont aussi incarnées par des allégeances historiques entre les tribus sahéliennes et le Makhzen (pouvoir central marocain). Ces liens se sont solidifiés après les indépendances. Le Maroc a été un facteur important dans le processus de décolonisation de l’Afrique, en général, et du Sahel en particulier. Rappelons la tenue de la première rencontre africaine dite « Conférence de Casablanca », en 1961, supervisée par Mohammed V. C’est sous la présidence de ce roi que ce bloc africain, groupe progressiste et anticolonial, s’est constitué pour former l’embryon de ce qui allait devenir l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963. Cette ambition du Maroc de l’époque lui a coûté cher au niveau de son territoire amputé de son Sahara central, annexé à l’Algérie de l’époque pour des raisons multiples dont les essais nucléaires et chimiques français. C’est à cause du rejet par le Souverain Mohammed V des expériences militaires (nucléaires et bactériologiques) menées par l’armée française que Paris a décidé d’octroyer ce pan du territoire marocain au FLN moyennant de multiples concessions, dont certaines sont toujours frappées du sceau du secret. 

Le Royaume ne s’est pas départi de ce rôle avant-gardiste lorsqu’il quitta l’OUA en 1984, en signe de protestation contre l’admission au sein de l’organisation panafricaine d’une organisation séparatiste (Polisario). Le conflit algéro-marocain, violent ou latent, au sujet du Sahara, continue d’altérer les relations inter-étatiques dans l’ensemble sahélien et freine toute possibilité d’entente et de paix, condition de base pour tout développement. Cependant, le Maroc a considérablement intensifié ses liens africains, notamment depuis l’accession de Mohammed VI au trône en 1999. Le Roi a fondé le principe de visites de proximité annuelles dans de nombreux pays sahéliens en renforçant les liens d’amitié avec les chefs d’Etat et en tissant un réseau parmi les hommes d’affaires et le personnel politique. 

Stratégie de paix permanente

La monarchie marocaine était le porte-étendard de la paix en Afrique en intervenant dans des conflits de faible intensité, appelés en termes militaires des « incendies de forêt ». Le rôle du Maroc prenaient les formes soit de la médiation, soit la participation aux opérations de pacification et de maintien de la paix, sous la férule des Nations Unies. Cela remonte à 1960, au Congo (ONUC). En Somalie (ONUSOM-1) en 1992, en Angola, en Côte d’Ivoire, en RCA… Autant de théâtres d’opérations dans lesquels le Maroc s’est illustré comme un acteur de la paix et de la concorde entre les peuples. Au sein des instances multilatérales, ce rôle teinté de modération a favorisé à développer des accords et faire émerger une image de médiation crédible, ce que plusieurs observateurs qualifient de « puissance relationnelle ». 

Forces de la diplomatie marocaine

Le dynamisme de la diplomatie marocaine a pris, depuis deux décennies, les formes de visites d’Etat effectuées par le Souverain dans divers pays, à raison de cinq par année. La consolidation de cette approche s’est exprimée via les délégations accompagnant le Roi dans ses périples africains. Délégations fortes d’hommes politiques et d’opérateurs économiques de premier plan. Ces relations bilatérales concrètes ont pesé lourdement dans le retour du Royaume à l’Union africaine, et ont entraîné un affaiblissement notable des réseaux algériens en déclin depuis le déclenchement de « la décennie noire » en 1992. La diplomatie marocaine qui s’est activée dans le bilatéral en a fait une force pour investir l’organisation panafricaine et se porter candidat à des regroupements régionaux : UEMOA, CEDEAO, CEMAC… 

L’effort politique est indéniable et, malgré les réticences de certains pays africains, comme le voisin algérien et son allié de circonstance l’Afrique du Sud, le Maroc a réussi à réoccuper son siège au sein de l’Union africaine (UA) en 2017. Un retour triomphal puisque répondant à une demande latente de ses nombreux alliés africains (38 États). 

Diplomatie tripartite

Conscient de l’avantage que représente sa situation géostratégique entre l’Europe et l’Afrique, la coopération tripartite tend à faire bénéficier les pays de la région subsaharienne de son expertise en mutualisant les efforts bilatéraux et multilatéraux. La pertinence de cette approche s’illustre à travers l’accord tripartite entre la FAO, d’une part, et le Maroc, le Niger et le Burkina Faso, d’autre part. Mais ce n’est là qu’un accord parmi tant d’autres aux portées de co-développement avérés. 

Rayonnement de la diplomatie religieuse

L’autre segment de la diplomatie marocaine au Sahel s’appuie sur un puissant vecteur, le religieux, qui semble aussi important que l’économique. En s’appuyant sur les relais toujours actifs que constituent les confréries soufies, le Maroc est bien placé pour prévenir et immuniser les pays sahéliens à majorité musulmane de rite malékite contre les géniteurs de cellules terroristes, les bandes criminelles transfrontalières et la dissémination de l’extrémisme religieux. Ces relais représentent une autre forme de l’Islam apaisé et traditionnel prôné par le Maroc en Afrique subsaharienne qui constitue le meilleur rempart face à la projection croissante des courants salafistes exogènes. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Fès soit toujours dans son rôle millénaire, un centre de rayonnement spirituel ancestral de l’Afrique du Nord et du Sahel, et de pèlerinage après la Mecque.

La redynamisation suivie de la confrérie Tidjania dont les draps couvrent le Sahel et bien au-delà, via sa branche marocaine, s’active alors que d’autres confréries sont devenues l’enjeu de tentatives algériennes de récupération, voire de corruption (ère Bouteflika). La création d’institutions religieuses transnationales, dont l’Institut Mohammed VI de formation des Imams et des Mourchidates (savantes musulmanes), constitue des outils efficients dans ses  relations extérieures dans le cadre de la prévention du radicalisme et du terrorisme. 

Avec le Mali, le Maroc a joué sur deux registres, celui des bons offices en initiant des rencontres avec le MNLA, et celui de la religion.   

Une stratégie sahélienne de sécurité et de développement

Il y a lieu de noter que la religion et l’économie ne sont pas les seuls bras de la diplomatie marocaine envers le Sahel, voire l’Afrique en général. Depuis son retour à l’UA, le Maroc s’est engagé dans une stratégie de reconquête de l’espace politique sahélien. Il s’agit pour la diplomatie marocaine de convaincre les pays africains de l’illégitimité du Polisario dans les instances africaines et freiner la politique hégémonique algérienne qui a fait des pays du Sahel une sorte de « chasse gardée » pour ses propres intérêts occultes ou inavoués. L’argumentaire algérien dans la médiation de la crise libyenne traduit un véritable échec diplomatique. Cela explique pourquoi les pays du G5 Sahel ont fait appel à la contribution marocaine dans la stabilité de la zone, le Maroc étant partie prenante dans la Minusma,  casques bleus déployés au Mali, et dans la formation des officiers des pays du G5 à Nouakchott. Cette compétence et cette capacité reconnue au Maroc fait grincer des dents le voisin algérien dont les décideurs ont vite fait de parler de ligne rouge à ne pas franchir. Le système politique algérien semble être pris au dépourvu par l’annonce du retrait progressif de la force française de Barkhane et du réengagement de l’Algérie et du Maroc au Sahel. Le président et l’ État-major de l’ANP ont dissimulé leur participation au sommet du G5 Sahel tenu à N’djamena en février 2021 en demandant à la France de faire profil bas médiatique sur leur participation. Incapable d’assumer la réalité et la responsabilité de cet engagement, le régime algérien, sous la double pression de l’État français et de la rue algérienne, tente duper ses partenaires et son opposition. En effet, l’Algérie prépare une autre stratégie appelée stratégie de dissuasion au Sahel, exprimée par le président Tebboune et qui consiste à fomenter des méga-attentats au Sud algérien contre les casernes, les gisements d’hydrocarbure et les administrations afin de les imputer à un ennemi imaginaire intérieur ou extérieur manipulé par leur ennemi tout trouvé le Maroc, pour justifier leur intervention au Sahel. Rappelons que la doctrine militaire algérienne s’appuie sur deux à-priori, la lutte contre le terrorisme et le sabotage des ambitions stratégiques du Maroc dans la Région. Dans cette configuration, l’attaque contre le site gazier de Tiguentourine en 2013 non élucidée à ce jour, est une parfaite illustration de la responsabilité du DRS dans ce carnage. Ceci montre bien jusqu’où peut aller l’oligarchie militaire algérienne lorsque son pouvoir vacille pour tromper son opinion publique intérieure et semer le désordre au niveau de l’Afrique du Nord.

Enfin, la guerre des tranchées que se livrent le Maroc et l’Algérie pour la suprématie régionale est peut-être un des facteurs les plus importants d’insécurité et d’instabilité dans la zone sahélo-saharienne, qui perturbent les relations bilatérales, à tous les niveaux. La relation avec la Mauritanie, autre pays sahélien, est plutôt normale, mais enregistre toujours  des tensions périodiques sous la pression et les provocations algériennes. Elle se traduit tant par un développement des échanges économiques prononcé que politiques et sécuritaires. Il y a lieu de relever que les forces spéciales marocaines et le renseignement couvrent le Sahel en jouant un rôle important dans cette zone qualifiée de sensible et de stratégique. 

Militairement, le Maroc présente un bon exemple au sein de la Minusma. 

En conclusion, la France étant de moins en moins dépendante des hydrocarbures algériens lesquels sont en baisse, et l’Algérie confrontée à une crise multiforme étant de plus en plus dépendante de ses importations françaises et de l’UE, le temps est venu pour cette puissance européenne de repenser sa politique nord-africaine et sahélienne et de réviser la nature de ses relations avec un partenaire opaque et perturbateur. En encourageant les Algériens à assoir une véritable démocratie avec le retour des militaires aux casernes et la primauté du politique sur le militaire, la France s’engagera elle-même dans une dynamique de paix, de sécurité et de stabilité du Maghreb et du Sahel. Et ce qui court pour la France court aussi, cela va sans dire, pour les autres pays européens… 

 

Abderrahmane Mekkaoui
politologue

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J'ai commencé à avoir des crises de migraine systématiques, alors je me suis rendu à la pharmacie www.europeangeneric.com pour obtenir des médicaments contre le vasospasme cérébral. Les maux de tête s'accompagnaient de fréquentes nausées, de douleurs musculaires, de troubles de la vue, de dépression, de vomissements et de troubles de la coordination des mouvements. Des analgésiques et des médicaments non stéroïdiens bien choisis ont permis de soulager rapidement les symptômes de la migraine et de réduire le risque de complications telles que les crises, les accidents vasculaires cérébraux et les gonflements du cerveau.