Le Maroc politique renoue avec le consensus un vendredi 13: Entre déchirements et rapiéçages

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Le monde politique marocain sort de sa torpeur. Après les déchirements qui ont marqué les tractations chaotiques autour de la définition du périmètre de la majorité devant composer l’Exécutif, le temps est au rapiéçage. C’est donc sur ordre royal que le chef du gouvernement désigné il y a plus de trois mois, a invité, vendredi, tous les partis représentés au parlement à une réunion à la primature. L’essentiel étant de permettre à la chambre basse du parlement, en chômage technique, de renouer avec l’action législative. Et d’avaliser, et c’est un impératif diplomatique, les textes relatifs au retour du Maroc à l’Organisation panafricaine (Acte constitutif de l’UA, etc), le rendez-vous étant fixé au 22 janvier courant, à Addis-Abeba. Un accord devrait être trouvé pour dépasser un clivage inédit : allumer les moteurs de l’instance législative en attendant que la majorité soit constituée. Le temps du dissensus semble révoqué pour céder la place au consensus. Le compromis recherché étant d’élire un président de la Chambre et en concomitance de choisir, dans les rangs de l’opposition, un président de la commission de la législation et de la justice… L’affaire n’est pas entendue d’avance puisque la personnalité devant être portée au sommet du perchoir doit nécessairement être issue de la majorité. Et les démarches entreprises par Abdelilah Benkirane pour amener le RNI à désigner un Président parmi ses membres avaient récolté le niet franc d’un Aziz Akhennouch remonté contre « le carton rouge » brandi par le leader du PJD à l’encontre de son offre de majorité élargie . Une cocasse affaire !

Vers quelle formule magique s’acheminera-t-on pour débloquer la situation ? Le caractère inédit de la crise institutionnelle dans laquelle le pays est plongé pourrait sacrer le retour du doyen des députés, le socialiste Abdelouahed Radi, à la tête du Parlement. Une solution intérimaire en attendant que la majorité soit constituée ? A. Benkirane réussira-t-il à se jouer de la noirceur de la superstition prêtée au vendredi 13 ?

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