Le Maroc rétrogradé par Fitch

Fitch Ratings a abaissé la note par défaut des émetteurs de devises à long terme du Maroc de BBB- à BB +, avec une perspective stable, du fait de l’impact «grave» de la pandémie de coronavirus sur l’économie nationale et les finances publiques et extérieures.

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Le Maroc rétrogradé par Fitch

L’économie marocaine devrait se contracter de 6,5% en 2020, le ralentissement le plus profond jamais enregistré, en raison de la pandémie et d’une sécheresse de deux ans, selon Fitch, qui s’attend néanmoins à un rebond de la croissance de 5% en 2021. « Une baisse des recettes fiscales et une contraction historiquement importante du PIB entraîneront une augmentation considérable de la dette publique, tandis que le coup porté à l’industrie et au tourisme entraînera une aggravation significative du déficit du compte courant et de la dette extérieure nette à partir de niveaux déjà élevés », signale l’agence.

 Cette dernière s’attend à ce que la dette des administrations publiques atteigne 68,5% du PIB en 2021, contre 56,4% en 2019. Parallèlement, le déficit des administrations publiques devrait se creuser en 2020 à 7,3% du PIB, contre 2,8% en 2019. Le déficit resterait important en 2021, à 5,8% du PIB, en raison de la hausse des dépenses et de la lente reprise des recettes fiscales, selon l’agence de notation. 

Le déficit du compte courant du Maroc devrait rester bien au-dessus des médianes BBB et BB projetées en 2022, à 5,4% du PIB, dans un contexte de lente reprise de la demande d’importations et des exportations de biens et services, a noté Fitch relevant que le secteur touristique du pays n’était pas encore entré dans la phase de reprise accusant une baisse de 82% d’une année sur l’autre des revenus étrangers bruts en dollars américains au cours de la période d’avril à août. Les exportations manufacturières, quant à elles, devraient subir un lent rebond. 

« Les importants besoins de financement extérieur dus à des déficits courants plus larges augmenteront la vulnérabilité extérieure et pousseront la dette extérieure nette à 23,5% du PIB en 2022, contre 16,4% en 2019 », a déclaré l’agence de notation. Pour cette dernière, la résurgence des infections au COVID-19 au Maroc et dans le monde, ainsi que l’incertitude entourant la pandémie, ne pouvait que posaient des risques à la baisse pour les perspectives macroéconomiques du Royaume. 

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