Le Maroc se porte candidat pour le PGO : Réussira-t-il à remplir les critères d’éligibilité?

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Visant à promouvoir l’image d’un pays où règnent la transparence de l’action publique et la gouvernance ouverte et qui renforce l’intégrité publique et combat la corruption, le Maroc a présenté ce mercredi ses lettres officielles pour l’adhésion au partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO). Et c’est le ministre par intérim chargé de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire, et également de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, Driss Merroun, qui s’est chargé de cette mission.

Voulant se consacrer comme un pays qui combat la corruption et favorise la transparence et l’intégrité, le Maroc a envoyé une importante délégation prendre part au sommet de l’initiative du partenariat pour un gouvernement ouvert aujourd’hui à Paris et qui se poursuivra jusqu’à vendredi. Selon le ministre par intérim, cette adhésion constituerait un appui aux chantiers des réformes déjà en cours et permettrait de consolider l’image de marque du Maroc auprès de ses partenaires et dans le monde.
Notons que l’ « Open Government Partnership » a été inaugurée en septembre 2011 par huit pays fondateurs (Brésil, Indonésie, Mexique, Norvège, Philippines, Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis). Il s’agit d’une initiative multilatérale qui compte aujourd’hui 70 pays membres, ainsi que des ONG et représentants de la société civile.
Ce partenariat s’attache, au niveau international, à promouvoir la transparence de l’action publique et la gouvernance ouverte, à renforcer l’intégrité publique et combattre la corruption, et à exploiter les nouvelles technologies et le numérique pour renforcer la gouvernance publique, promouvoir l’innovation et stimuler le progrès.
Lieu de partage de bonnes pratiques, le PGO offre une plateforme pour mettre en relation, développer et stimuler la communauté des réformateurs de l’Etat à travers le monde.
Au niveau national, il contribue dans chaque pays membre à nourrir le dialogue entre l’Etat et la société civile, grâce à l’élaboration de « Plans d’action régionaux » qui visent à faire progresser la transparence, la participation citoyenne et la modernisation de l’action publique.
Pour être éligible, le Maroc doit répondre à une série de critères correspondant aux valeurs du Partenariat, et établir selon une méthodologie détaillée, la transparence budgétaire et fiscale. Autrement dit, il doit assurer la mise à disposition du public et la mise à jour régulière des documents fondamentaux relatifs à la dépense publique. Il doit également assurer l’accès à l’information, divulguer les revenus et des avoirs des élus et des responsables publics et permettre la participation et l’engagement des citoyens dans l’action publique. La combinaison de ces critères établit un score d’éligibilité pour chaque pays membres. Un pays doit remplir au moins 75 % de ces obligations pour pouvoir rejoindre le partenariat. Le Maroc qui, afin de renforcer ses chances, a réalisé un rapport détaillé comportant des recommandations relatives auxdits critères, réussira-t-il à relever le défi ?

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