Le Ministère de la Santé recadre les cliniques privées

Les scandales récurrents de la gestion des cliniques privés de plusieurs cas de patients atteints du nouveau coronavirus a trouvé, enfin, écho à Rabat. Ainsi, le ministère de la Santé a diligenté la création d’un comité central de suivi en charge du contrôle des hospitalisations dans les cliniques privées. 

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Le Ministère de la Santé recadre les cliniques privées

C’est désormais chose faite. Un comité central de suivi de la prise en charge des patients atteints de nouveau coronavirus, admis dans les cliniques privées, est appelé à contrôler les procédures ainsi que  les violations qui pourraient entacher ces hospitalisations. Cette mesure a été décidée après la dénonciation de plusieurs dérapages incontrôlés au sein des cliniques privées que ce soit en terme d’accueil des malades au sein des établissements payants où des frais occasionnés par ces prestations.

Mis en place par le ministère de la Santé, le comité se compose de l’inspection générale du département, de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) et de l’Ordre national des médecins, indique un communiqué ad hoc. Cette structure, dont le rôle a été attribué suite aux conclusions d’une réunion, tenue jeudi 19 novembre par le ministre de la Santé, devra par ailleurs proposer des mesures pour faire face à ces abus, conformément à la loi 65.00 faisant office de Code de couverture maladie de base, ainsi que les conventions nationales.

Le ministère a annoncé que cette unité se chargera de constituer des comités régionaux, composés également d’inspecteurs régionaux du département et de représentants des conseils régionaux de l’ordre et médecins, en coordination avec l’ANAM.

Dans le même sens, le traitement de ces abus nécessitera des citoyens, se déclarant  victimes d’irrégularités, qu’ils fournissent les documents prouvant ces faits à l’Inspection générale ou aux inspections régionales du ministère de la Santé, à l’ANAM ou aux assureurs concernés par le régime obligatoire de base.

La dose à 27 Dh ?

Toujours dans le dossier de la Covid 19, le ministère de la Santé a catégoriquement démenti, jeudi, les allégations sur l’acquisition d’un vaccin chinois anti-Covid-19 à 27 dirhams la dose.

La tutelle a qualifié d’infondées et de fausses les informations diffusées sur des réseaux sociaux et des applications de messagerie instantanée prétendant que «le Maroc achètera un vaccin anti-Covid-19 au prix de 27 DH la dose» et que «le prix de vente aux citoyens n’a toujours pas été fixé».

Le ministère appelle, via un communiqué, à faire preuve de prudence face aux fake news et données inexactes.

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