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Le mystérieux « Homme au Cigare »: Mediene plonge pour de bon !

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Supposé né en 1939, Sétif où à Tizi Ouzzou, le général major Mohamed Lamine Mediene, alias Toufik, a démarré sa carrière en tant que sous-off mécanicien dans la marine marchande française. Ce qui lui a permis de débarquer à Tripoli, en 1958, pour rejoindre le maquis et l’armée de la frontière basée en Tunisie. D’un naturel taiseux et méfiant, le fondateur des renseignements algériens, le colonel Boussouf à la tête du MALG, l’envoya à Moscou pour parfaire ses connaissances à l’école du KGB d’où il sortira major de la première promotion baptisée « Tapis Rouge ». De retour, en 1961, à Saquiet Sidi Youssef, en Tunisie, il a été adopté comme homme de confiance de Boussouf et participer ainsi au premier coup d’Etat de 1962 mené contre le Gouvernement révolutionnaire provisoire algérien (GRPA). Comme il a été à l’origine de l’avortement du putsch mené par Aït Ahmed et Boudiaf, à la même époque, contre Ben Bella et Boumediene. En 1965, il participa au coup d’état contre Ben Bella et appuya le Colonel Kasdi Merbah qui allait le récompenser en le nommant commandant. En 1970, il a été nommé patron de la SM de la 2ème région militaire basée à Oran dont le chef était le Colonel Chadli Bendjedid. Les relations d’amitié et de confiance nouées dans l’Oranais, « l’Homme au Cigare » s’est attelé à étudier la frontière maroco-algérienne dans ses moindres recoins. D’Al Andaloussiate, célèbre plage où il résida jusqu’à Béchar, il a tissé des relations occultes avec les tribus. On prête à Mediene une parfaite connaissance des hommes et des tribus de la région. Plus, des contrebandiers assurent qu’il les appelaient par leurs noms, lui qui ambitionnait de noyauter ces réseaux transfrontaliers. A la même époque, le Maroc avait décelé le jeu perfide de ce lieutenant-colonel inconnu en mettant en face de lui un grand calibre du renseignement marocain, Hamid El Boukhari. Gouverneur d’Oujda, il a été chargé par Hassan II de prendre langue avec cet espion hors pair à qui on prête une parfaite connaissance des côtes allant de Mers El Kébir à Tanger. Homme-grenouille à ses heures perdues, il connut une promotion spectaculaire à l’annonce du décès de Houari Boumediene et de l’accès de Chadli à la tête de l’Etat algérien. Promu au grade de colonel major, Toufik a été chargé de la sécurité présidentielle avant d’être nommé patron de la sécurité de l’armée. Après un bref séjour en Libye, pour contrôler le colonel Kadhafi qui ne portait dans son cœur la nouvelle équipe à la tête de l’Algérie, lui qui réclamait la souveraineté libyenne sur une nappe phréatique de 152 milliards de m3 d’eau douce. En 1988, après les émeutes du 5 octobre, il a été rappelé pour remplacer le général Lekhal Ayat à la tête de la SM. Et c’est en 1990 qu’il allait trôner à la tête du DRS où plusieurs départements relevant de divers départements et services lui ont été rattachés. Le général major a survécu à six chefs d’Etat et 12 chefs de gouvernement et quadrillé l’Algérie de la petite commune de Borj Baji Mokhtar jusqu’à la présidence de la République. Rien ne bougeait sans sa bénédiction. D’où son titre de Rab Dzair.

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