The news is by your side.

Le pangolin l’a échappé belle sous nos cieux, il aurait été diabolisé !

0 274
Allal El Maleh
Allal El Maleh

Ce fut un temps où un de nos chefs de gouvernement n’avait sur le bout de la langue que les crocodiles qu’il agitait dans le marigot. Histoire de réaliser par souhait la distanciation d’avec ceux qu’ils chargent de lui bloquer la voie de la réforme du pays. De les dénoncer sur tous les toits en laissant aux uns et aux autres le soin de mettre des visages sur les reptiles que le Royaume ne compte plus dans sa palette zoologique.

Et comble de la pensée reptilienne qui animait ledit hère, aujourd’hui très soignée de sa petite personne, dans le cocktail de ses vociférations, il n’hésitait pas à renvoyer les crocos dans les bras des diablotins et vice-versa. C’était selon ! 

On l’aura tous deviné, c’est de Benkirane qu’il est question. Non pas le « Si Abdelilah » qui se la coule douce avec un parachute doré qui ferait pâlir de jalousie nombre de serviteurs de l’Etat qui n’ont jamais osé se servir, mais de celui d’antan. Et avouez que son silence n’est pas pour déranger le moins du monde ceux qui suivaient sa faconde, mis à part, bien sûr, ceux qui buvaient ses paroles jusqu’à la lie.

Le silence est d’or, dit-on. Et cette assertion ne saurait se vérifier davantage qu’à l’aune du parcours du quidam auquel on prête, déjà, la volonté de vivre dans un espace plus grand que la villa de sa dulcinée. Autant qu’à faire, et en mal d’horizon, rien ne l’empêche d’agrandir son « salon » pour mieux servir la soupe à ses affidés. 

Quoi qu’il en soit, le peuple marocain lui saurait gré de s’être fait violence en ne déblatérant plus à tort et à travers. Sans quoi, et vu que la langue n’a pas d’os, on était partis pour un tour d’horizon avec, en pointe, le sacré pangolin.

Ce mammifère à écailles que l’on soupçonne d’être le vecteur attitré du Covid-19. Le Benky de service aurait jeté l’anathème sur ses semblables en les traitant tout bonnement de tristes pangolins. Plus, il aurait même imaginé des chauves souris à perte de vue… Limitant ainsi son horizon symbolique et, comble de l’œuvre satanique, le privant d’une aura politique bien méritée que jalousent nombre de ses rivaux ! 

Peut-on imaginer l’ombre d’une seconde notre énergumène au sortir d’un conseil de gouvernement consacré aux répercussions du Covid-19 tenir un autre discours débarrassé des chauves souris et autres pangolin ? Le Maroc, soyez-en rassurés, l’a échappé belle.

Sans quoi, on aurait eu droit à un autre chapitre de zoologie politique qui ferait ombrage aux attendus de la Commission de Benmoussa qui phosphore sur le nouveau modèle de développement.

On a de la chance, il faut le croire, de mesurer avec le recul qui s’impose l’ampleur des dégâts du virus politiquement mortel, le populisme. Le reste suivra… 

 

PS : Le coronavirus qui donne lieu aussi bien à une peur irraisonnée qu’à l’inquiétude légitime aura réveillé en les Marocains un élan de solidarité que l’on croyait perdu. Pourvu qu’il reste intact, c’est-à-dire à labri de tout parasitage politique et/ou administratif. Les agents de l’Etat déployés sur le terrain ont mesuré combien reste inestimable la fonction de service public, celle qui consiste à servir, sans se servir. Les roses n’ont-elles pas plu, en signe de reconnaissance, sur des escouades des forces de l’ordre qui faisaient leurs rondes dans des quartiers populaires de Casablanca ?! C’est là, sans aucun doute, le signe de la réconciliation du Marocain avec lui même et avec les autres avec qui il fait société. A quelque chose malheur est bon… 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.