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Le Président sénégalais appelle à un nouvel ordre mondial avec, pour centralité, l’homme 

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« Il est temps de considérer les questions de santé publique au même titre que la paix, la sécurité, l’environnement, la lutte contre le terrorisme et autres criminalités transfrontalières », a affirmé le chef de l’Etat sénégalais dans une tribune, publiée mercredi, au journal à grand tirage Le Soleil.

Ce nouvel ordre mondial « suppose une confiance mutuelle et une volonté sincère de coopérer autour de questions d’intérêt commun et de valeurs partagées, dans le respect de nos différences et de nos diversités », peut-on-lire dans cette tribune intitulée « L’Afrique et le monde face au Covid-19 : point de vue d’un Africain ».

Soutenant que « l’Afrique, berceau de l’humanité et terre de vieille civilisation, n’est pas un no man’s land, et ne saurait, non plus, s’offrir comme terre de cobayes », M. Sall considère que pour gagner le combat contre le Covid-19, il faut notamment disposer, en quantité suffisante, d’équipements et de matériels médicaux et de protection (kits de test, masques, équipements de protection individuelle), aménager et équiper des centres d’isolement et de traitement des malades, assurer la détection précoce des cas d’infection et assurer l’isolement rapide et la prise en charge des cas suspects et confirmés d’infection liée au CODIV-19, entre autres.

« La première leçon à retenir de cette crise majeure, c’est que, devant des menaces transfrontalières, grands ou petits, riches ou pauvres, nous sommes tous vulnérables », a enchaîné M. Sall, soulignant que la deuxième leçon est que le Covid-19 renvoie au monde ses propres contradictions. « Nous vivons, en effet, une ère de paradoxes. La terre est assurément ronde, mais quelque chose, quelque part, ne tourne pas rond (…). Il est donc temps de revenir sur terre ! », a-t-il martelé.

« Troisième leçon, enfin, et sans être exhaustif, la pandémie de Covid-19, tout comme, du reste, les périls de l’environnement et du terrorisme, confirme les limites objectives de l’État-Nation dans la réponse aux menaces transfrontalières », a ajouté le chef de l’Etat sénégalais.

Estimant qu’il est temps d’ « apprendre de nos erreurs et de nos limites, de redéfinir l’ordre des priorités, de redonner plein sens à l’économie réelle en investissant plus dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, pour réaliser un développement soucieux du bien-être de l’homme intégral », Macky Sall relève que « ce qui importe aujourd’hui, c’est plutôt de tirer les leçons de la crise et mettre en commun nos moyens et nos intelligences pour faire face, dans un même élan de solidarité humaine, à notre ennemi commun : un tueur silencieux qui se joue des frontières, des idéologies et des différences entre pays développés et en développement ».

« L’Afrique ne doit pas être laissée pour compte dans un combat planétaire contre un péril planétaire. C’est tout le sens de mon appel pour l’annulation de la dette publique africaine et le réaménagement de sa dette privée selon des mécanismes à convenir », conclut le président sénégalais.

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