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Le Président tunisien nomme son Gouvernement : Des universitaires pour relever les défis dans un pays meurtri

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Le nouvel Exécutif tunisien se compose de vingt-cinq membres, dont neuf femmes. Samir Saïd, ancien banquier a été propulsé à la tête du ministère de l’Économie, poste-clé dans un pays en crise. Des portefeuilles d’envergure ont été confiés à des proches du président. Ainsi, Taoufik Charfeddine, avocat, a troqué sa toge pour l’Intérieur, poste qu’il avait déjà occupé quelques mois entre 2020 et 2021, avant d’être remercié par l’ancien chef du gouvernement en conflit ouvert avec le chef de l’Etat. Le même sort a été du lot de Leïla Jaffel, ancienne ministre, elle aussi, congédiée par l’ex-Premier ministre. Cette magistrate, qui a la confiance de Kaïs Saïed, prend la tête du ministère de la Justice.
Cette équipe qui, en plus de la cheffe du gouvernement, géologue de formation, compte d’autres universitaires. C’est le cas du ministre de la Défense, de celui des Technologies, de la Santé, mais aussi de la Jeunesse et des Sports. Des observateurs considèrent ainsi que le penchant du président tunisien pour les universitaires semble se vérifier.
Visiblement encore marqué par le bras de fer qui l’a opposé pendant des mois à Hichem Mechichi, ex-chef du gouvernement, K. Saïed s’est entouré de personnes peu politisées qu’il connaît. A l’image de la cheffe du gouvernement, l’équipe gouvernementale est composée essentiellement de personnes qui ont sa confiance, principalement des universitaires et des technocrates. C’est le cas particulièrement des ministres de l’Economie, de la Justice ou encore de l’intérieur.
La cérémonie de prestation de serment a été l’occasion pour le président tunisien de réaffirmer son rôle central. Le gel du Parlement était – martèle-t-il – une « nécessité absolue ». Brandissant une douzaine de photos de députés en venant aux mains ou encore le visage ensanglanté, il a insisté sur l’incompétence de ces derniers. Un rappel qui sonne comme une mise en garde. Les 26 ministres ont écouté religieusement un président qui, au détour d’une phrase, glisse qu’il a composé lui-même le gouvernement. C’est donc à lui qu’ils devront rendre des comptes.
Nul besoin d’épiloguer sur les réactions engendrées par les décisions prises par le chef de l’Etat tunisien. La majorité des formations politiques, marginalisées où s’estimant écartées du jeu politique, lui décochent flèche sur flèche. En attendant la réforme constitutionnelle, la rue continuera à remuer au gré des mobilisations suscitées par les partis, l’islamiste Ennahda en tête. D’où l’intérêt de voir l’Exécutif donner des gages de sérieux… Mais aussi et surtout, des résultats sur les plans économique et social marqués au fer de l’atonie.

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