Economie Arabe: Le Royaume des équilibres fragiles

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« Le Maroc est l’un des pays arabes qui ont le plus réussi l’assainissement de leurs comptes aussi bien intérieurs qu’extérieurs, en résorbant une partie de leurs déficits ». C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’Institution arabe de garantie des investissements et de crédit à l’exportation intitulé : «L’économie arabe : indicateurs de performance 2000-2018». Ce rapport qui classe le Maroc au 4ème rang parmi les pays arabes en termes de résorption du déficit budgétaire, avec -3,5% du produit intérieur brut (PIB) prévu en 2016, derrière le Djibouti (+2,1%), la Mauritanie (-0,4%) et le Soudan (-2%), estime que le Royaume est revenu de loin, puisqu’il affichait un déficit de 7,1% en 2012. De plus, il affiche le déficit du compte courant le plus faible (-1,2%) dans la région arabe au cours de l’année passée. Le Royaume a également bien redressé ses réserves internationales, qui sont estimées à 26,3 milliards de dollars à fin 2016 et qui devraient passer à 29,7 milliards cette année, selon les prévisions de l’institution arabe. Au-delà de ces points plutôt positifs, le rapport de souligne la difficulté quant au maintien d’une croissance stable à l’image du taux de croissance prévu en 2016 (1.8%), et revient sur le ratio dette extérieure rapportée au PIB où le Maroc est mal classé sur ce rapport en arguant que la dette aurait atteint un pic de 33% du PIB en 2016, contre 29,1% en moyenne annuelle sur la période 2000-2012. Il pointe aussi du doigt l’incapacité du Royaume à juguler son déficit commercial des biens et services, affichant un déficit de 8,3 milliards de dollars, ce qui lui vaut le 13ème rang. Idem pour l’indicateur du revenu nominal annuel moyen par habitant (3.101 dollars), une catégorie dans laquelle le Maroc est classé 14ème parmi les autres pays arabes.

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