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Le système algérien au pied du mur:  Le DRS dans le viseur du Hirak

« Il n’est point de bonheur pour un peuple sans liberté, ni de liberté sans courage » Cette affirmation de Pericles propose de décrypter les slogans scandés par les manifestants de la révolution populaire algérienne qui montre une importante prise de conscience de la véritable nature du régime. Après avoir revendiqué un « État civil et non militaire », « les généraux à la poubelle », la torture et le viol du jeune étudiant Oualid Nekkiche dans les locaux de la police politique (DRS), affublés du nom de « Antar », a profondément choqué la société algérienne, particulièrement les jeunes représentant 70% de la population. La reprise massive en 2021 des manifestations le mardi et le vendredi marque un tournant irréversible décisif dans l’évolution de la révolution du sourire algérienne.

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Le système algérien au pied du mur:  Le DRS dans le viseur du Hirak

Aprés avoir abordé tous les sujets qui intéressent le destin algérien, les manifestants visent avec pugnacité les 450 généraux de l’État-major et le service de renseignement considérés comme les véritables responsables du sous-développement de leur pays et comme la source de tous les maux dont souffre la population depuis soixante ans : gabegie, corruption, humiliation, incompétence, répression, torture et assassinats jusqu’au plus haut niveau (notamment assassinats de nombreux officiers, de ministres et de Mohamed Boudiaf, président de la République, en direct à la télévision nationale). Pour le jeune algérien, ces hauts gradés, isolés dans leurs villas du club-des-pins et autres quartiers huppés et sécurisés, sont déconnectés par rapport à la réalité des algériens. Ils sont désormais hors-sol. 

Par ailleurs, le pouvoir civil, installé selon une feuille de route de l’État-major et soumis à la police politique, est une affligeante marionnette, une pure façade insignifiante. Ceci est incarné par le slogan très populaire : « Tebboun falsifié, ramené par les militaires, il n’est pas légitime ». Les élections ne sont qu’une pièce de théâtre, un vulgaire vaudeville afin d’amuser la galerie. Un autre slogan est considéré comme fondamental, répété avec insistance, « Istiqlal, Indépendance » : à cet effet, les Algériens se considèrent toujours néo-colonisés, cette fois-ci par leur propres congénères, par la casquette. Ils considèrent qu’ils n’ont jamais été indépendants. Ce slogan est un rappel du congrès clandestin de la Soummam en août 1956 qui fixa les principes de primautés du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur. Pour la jeunesse, les martyrs sont doublement trahis. Ils n’ont jamais eu de véritable indépendance et les richesses n’ont profité qu’à une infime minorité qui se passe le relais depuis 1962. Cette colère lucide n’a  pas épargné les puissances internationales qui sont considérées par le Hirak comme les véritables parrains de la « maffia militaire locale ». Cette fois-ci, la rupture entre le peuple et les militaires a atteint son apogée depuis que les manifestants ont clairement évoqué le rôle central et néfaste des services de renseignement, véritable cœur du réacteur du système politique algérien et responsable de la misère de la société algérienne et du délitement généralisé des pseudo-institutions. Les manifestants exigent ainsi la dissolution de cette police politique et le jugement de ses responsables devant un tribunal populaire. Ce slogan a déstabilisé les véritables détenteurs du pouvoir : « DRS, organisation terroriste, cerveau d’une mafia militaire ». D’autant qu’après plus d’un demi siècle de politique de la terre brûlée, ils n’ont plus les moyens d’acheter la paix sociale et peinent à assurer les salaires et la solde des militaires de la troupe.

Suite à cet appel populaire, la réaction fut vive et multiforme de la part du système militaire qui voyait, à travers ce slogan, que le gardien du temple (DRS) est ciblé par ses ennemis proches, lointains ou imaginaires. De nombreuses personnalités, manipulées par le pouvoir, avaient essayé, sans succès,  d’innocenter les agents du DRS en considérant le slogan comme une déclaration de guerre et le début d’une énième rupture entre le peuple et l’armée. Néanmoins, cette fois-ci, l’armée se trouve complètement désarçonnée devant une contestation pacifique. Selon le DRS, les slogans utilisés dans la deuxième phase du hirak sont différents des premiers. Il considère que cette dénonciation de la police politique serait le produit d’une propagande alimentée par des mains étrangères et par des réseaux islamistes et laïcs qui chercheraient à rééditer « la décennie noire » en culpabilisant le DRS et en démontrant sa responsabilité dans les exécutions sommaires extra-judiciaires et autres disparitions multiples. 

Rappel historique du renseignement algérien

Les algériens du hirak ont tiré les leçons de plus de soixante ans d’histoire du renseignement algérien et se sont libérés de la terreur qu’il inspirait. Ce rappel historique favorise la compréhension de la dynamique des changements qui l’ont touché ces dernières années et sa réorganisation à partir de 2016. Soulignons que les services de renseignement ont vu le jour avant 1957 via la création du COM (Commission d’organisation militaire) par le colonel Abdelhafid Boussouf, véritable père spirituel des services algériens. Ce natif de Mila a joué un rôle incontestable tout au long de la lutte pour l’indépendance. Il a produit la doctrine militaire algérienne, le concept et l’identité d’un État algérien conformément aux derniers desiderata de la puissance coloniale, toujours d’actualité. Cette doctrine de renseignement est conçue par les trois B (Colonels Boussouf, Belkacem et Bentobbal) selon laquelle les services ont créé l’ALN (Armée de libération nationale) et cette dernière va elle-même générer un État. De cet embryon de renseignement depuis 1956 allaient surgir, au fil du temps, plusieurs appellations des services algériens : le Ministère des liaisons générales et de la communication (MLGC), le ministère de l’armement et des liaisons générales (MALG), la Sécurité militaire (SM), Direction générale de la Sécurité et de la Prévention (DGSP) et la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) et, enfin, la Direction du renseignement et de la sécurité (DRS). Cette dernière allait céder sa place à la Coordination des services de sécurité (CSS). Toutes ses appellations ne désignent que la même chapelle. Ces sigles qui ont successivement désigné les services algériens tout en suscitant la crainte, ont été ressuscités, démystifiés puis dévoilés au grand jour par la révolution populaire. Les principaux facteurs ayant contribué à l’affaiblissement de ce service redoutable sont : la lutte des clans à l’intérieur de l’armée et du renseignement, l’instabilité du commandement, les règlement de comptes et le grand déballage qui s’en est suivi, la mainmise sur les circuits de distribution de la rente, la chute du prix du baril de pétrole, la chute vertigineuse du dinar, l’inflation, l’effondrement du pouvoir d’achat et la pression de la rue pacifique qui revendique un changement radical du système.

De nos jours, les services de renseignement algériens ont été subdivisés en plusieurs directions. Abdelaziz Bouteflika, président déchu, en avait rattaché les principales à la présidence, comme la direction de la sécurité intérieure (DSI) chapeautée par le général-major Abdelghani Rachdi, la Direction générale de la documentation et de la sécurité (DDSE), dirigée par le général-major Makri Noureddine et la direction générale du renseignement technique (DRT). Toutes ces directions sont appelées CSS coordination des services de sécurité avec à leur tête le général-major Bachir Tartag, homme des basses œuvres (torture et tue de ses propres mains) surnommé le boucher, limogé et emprisonné dans la prison militaire de Blida après la démission de Bouteflika. 

Sous la pression de la contestation populaire, la démission du Président et la prise du pouvoir par le chef d’état-major de l’ANP Ahmed Gaid Salah, les services de renseignement sont rattachés à l’État-major de l’ANP. Ils quittent alors le giron de la présidence au Palais el Mouradia pour servir l’État-major comme arme redoutable et force de frappe dans sa guerre des clans. De nombreux officiers supérieurs et autres symboles de la mafia politico-financière sont sacrifiés. Dans ce contexte d’instabilité générant la cacophonie, ces services n’ont plus à leur tête un commandement unique et omnipotent comme lorsqu’ils étaient dirigés par le général de corps d’armée Mohamed Médiène, assimilé à Rab Dzair (soit Dieu de l’Algérie). Ce dernier a trôné sans partage à la tête du DRS pendant un quart de siècle dans l’opacité en s’investissant dans le non-dit et le non-pensé. 

Après la désarticulation du renseignement, le système politique est déséquilibré et son fonctionnement devenu aléatoire. Les trois millions environ d’agents, divers et variés, omniprésents dans tous les secteurs et les rouages de l’État à l’intérieur comme à l’extérieur, formant un maillage resserré de la société civile et de l’armée, ont été en partie réduits à l’inefficacité en raison de la force de frappe du hirak. La prise de conscience pacifique, d’une ampleur inédite, des manifestants a surpris les services de renseignement à tel point que toutes ses méthodes et techniques traditionnelles sont désormais inopérantes voire obsolètes.   

Les premiers rôles dans la répression des manifestants du soulèvement d’octobre 1988, sont joués par le chef du renseignement de l’époque, le général Lekhal-Ayat, par le chef d’État-major, le général Khaled Nezzar et le général Mohamed Lamari qui va diriger les blindés qui investissent la capitale (500 morts au moins ont été signalés). À cause de sa contribution à ce bain de sang, M. Mediene sera promu à la tête de la DCSA (cœur de l’armée) avant de profiter du désordre ayant suivi la démission forcée du colonel Chadli Benjedid, président de la République, et d’opérer un coup de force dans les services de renseignement en s’accaparant l’ensemble des directions. En 1990, il sera confirmé à la tête du DRS, poste qu’il quittera, en apparence, en septembre 2015. 

Pour l’histoire, les services de renseignement algériens avaient toujours initié et fomenté les coups d’état, d’où le sobriquet, collé au DRS, de « faiseur de rois ». 

N’oublions pas que la première école de transmission et de renseignement fut créée à Oujda, dans la maison de Bou Abdellah, d’où est sortie une première promotion d’agents es qualité dont des jeunes marocains. C’est grâce aux Américains basés à Nouaceur et à leurs instructeurs que le colonel Boussouf avait reçu les premiers lots de matériel d’écoute et de transmission devant servir à l’armée des frontières, groupe d’Oujda, pour contrôler les wilayates de l’ALN et prendre le pouvoir en septembre 1962 suite à un coup d’état contre le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Il s’agit du deuxième putsch après l’étranglement d’Abane Ramdane en fin 1957 durant la guerre d’Algérie.

L’histoire des renseignements algériens ne peut s’écrire sans évoquer également le machiavélisme avec lequel le Président Bouteflika a pu démonter cette organisation opaque. Cela va fragiliser un régime fondé sur trois piliers essentiels, la présidence, le renseignement et l’état-major. Cette rupture d’équilibre va porter un coup fatal en 2019 au système quand le chef d’état-major va mettre les chefs historiques des services hors d’état de nuire. En plus du secret, le DRS n’a jamais perdu son autonomie et la puissance dont jouissent ses agents depuis sa création aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Peu après la mort d’Ahmed Gaid Salah, tel un sphinx qui renaît de ses cendres, le gérontocrate M. Mediene allait être libéré de prison malgré une condamnation à 15 ans de prison ferme, grâce à son fidèle adjoint le général-major Belmansour Benamara, qui sera nommé conseiller à la sécurité auprès de la présidence après l’élection très controversée d’Abdelmajid Tebboune à la tête de l’État. 

En conclusion, le duel qui oppose toujours les manifestants aux services de renseignements, aurait des conséquences gravissimes sur l’avenir de l’Algérie qui est entrée dans une logique de négation réciproque. Passée une année de trêve sanitaire, le cœur du réacteur de l’ANP et de l’État algérien sont directement visés par l’opposition bien ancrée dans une guerre numérique engagée avec succès contre la redoutable organisation de renseignement. Chaque décision prise est décodée et battue en brèche par des milliers de vidéos en provenance de Paris, Londres, Montréal, Bruxelles, Genève, et de l’Algérie. Toutes les techniques de renseignement, d’intoxication et de manipulation des réseaux sociaux pour diviser le Hirak ont, semble-t-il, été déjouées. 

Islamistes contre laïcs, amazigh contre arabes, Est contre Ouest, villes contre campagne (« dechra »), francophone contre arabophones, la grossière propagande stérile du DRS dans sa nouvelle version peine à contrecarrer la colère populaire qui va crescendo. En plus d’un état civil, les manifestants revendiquent « vérité et justice » sur toutes les exactions commises par les services depuis l’indépendance. C’est ainsi que le duel est bien engagé entre les différentes couches de la population et les despotes au pouvoir proches du sauve-qui-peut. 

Cette fois-ci, la revendication pacifique relative à la légitimation du pouvoir est expressément appuyée par le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU et par le Parlement européen brisant ainsi un silence assourdissant des États.

Par Ajamjim Ag Amoud

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