Législatives en Allemagne : Sans primaire, A. Merkel veut rempiler

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La chancelière allemande, Angela Merkel, briguera un quatrième mandat lors des élections législatives de septembre 2017, a-t-elle annoncé, dimanche 20 novembre, organisée au siège de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), à Berlin. Après avoir passé onze ans aux affaires, l’autoproclamée candidate à un 4ème mandat ne subira pas les fourches caudines d’une quelconque primaire. C’est « la défense des valeurs » démocratiques et de « notre mode de vie » qui constituera le cœur de son programme. « La démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité de chacun, et ce quels que soient son origine, sa couleur de peau, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle ou ses opinions politiques » est le leit motiv qu’elle avait employé, mercredi 9 novembre, après la percée inopinée de Donald Trump à la présidentielle US.
L’annonce de cette nouvelle candidature est faite deux semaines avant le congrès de la CDU, qui aura lieu du 5 au 7 décembre à Essen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) et à l’occasion duquel elle entend briguer un nouveau mandat de chancelière, fonction qu’elle occupe depuis 2005. A. Merkel surfe ainsi sur la vague des sondages qui lui sont plus favorables depuis quelques semaines, après une année marquée à la fois par une baisse de sa cote de popularité et par plusieurs revers électoraux de la CDU aux élections régionales. Ses partisans voient en elle un gage de stabilité et le dernier défenseur de poids des valeurs démocratiques de l’Occident face à la montée des populismes.
Le sondage de l’institut Emnid, publié dimanche dans le quotidien conservateur Bild, 55 % des Allemands souhaitent que Mme Merkel reste chancelière. Au mois d’août, ils étaient 42 %. Parmi les sympathisants de la CDU, 90 % seraient favorables à ce qu’elle effectue un quatrième mandat, selon le sondage publié dimanche.
A dix mois des prochaines législatives, Mme Merkel aborde cette nouvelle bataille électorale dans une position a priori plutôt confortable. A gauche, le principal adversaire de la CDU, le SPD, est donné loin derrière dans les intentions de vote : si l’élection avait lieu aujourd’hui, le SPD obtiendrait 24 % des voix, soit 9 points de moins que la CDU alliée à l’Union chrétienne-sociale (CSU), le parti conservateur bavarois.
Il y a lieu de relever que depuis la seconde guerre mondiale, seuls deux chanceliers, tous deux de la CDU, sont restés en poste plus longtemps : Konrad Adenauer, pendant quatorze ans, de 1949 à 1963, et Helmut Kohl, pendant seize ans, de 1982 à 1998.

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