The news is by your side.

Législatives : Le Mouvement populaire décline ses choix

18
A l’instar des autres partis, le Mouvement populaire vient de se prononcer sur ses engagements électoraux. Préférant parler de vision plutôt que de programme, le secrétaire général du parti, Mohand Laenser a, contrairement aux autres partis de la majorité, fait l’impasse sur son bilan. Ce qui ne l’a pas empêché de critiquer « un laisser-aller ayant marqué le projet d’officialisation de la langue amazigh et le peu d’intérêt accordé au développement du monde rural ». Le part de « l’épi » promet un ministère du monde rural et une révision de la Moudawana.
Mohand Laenser a d’emblée annoncé la couleur en préférant parler de vision du Mouvement Populaire pour les cinq années à venir plutôt que de programme. Qualifiant celle-ci de multidimensionnelle, M. Laenser a indiqué qu’elle contient 70 mesures réalistes et applicables. Avant d’étaler ces mesures, dont certaines tranchent avec ce qui est proposé par les autres partis, M.Laenser qui a estimé qu’il fallait présenter un bilan à mi-mandat pour que l’évaluation soit objective et pour éviter la surenchère électorale. Ceci ne l’a pas empêché pou autant de revenir sur les défaillances de l’action de la majorité sortante en réponse aux questions des journalistes. Entre autres dysfonctionnements, il a fustigé « le laisser-aller et le manque d’implication du gouvernement Benkirane en ce qui concerne l’officialisation de l’amazigh ». Dans ce sens, il n’a pas oublié comme à son habitude d’évoquer le « peu d’intérêts accordé au développement du monde rural ».
Dans son document qui reste sur des généralités, le MP, qui estime que sa « valeur ajoutée résulte de mode de gouvernance », ambitionne de mettre en œuvre une politique économique, budgétaire et financière visant en premier lieu la création de l’emploi. Un objectif qu’il compte assurer avec une croissance d’environ 5 % pour la période 2017-2021, un déficit budgétaire à 3% du PIB et un taux de chômage d’environ 8%. Sur le volet économique, le parti de l’épi plaide en faveur de la révision des mesures de la politique de l’emploi.
L’autre axe sur lequel s’articule repose la vision du MP concerne la justice territoriale. Sur ce point, le monde rural est érigé en priorité en s’engageant à renforcer le cadre institutionnel à travers la création d’un département ministériel en charge du développement rural et d’un observatoire du développement rural. Le parti propose également des mesures concernant la qualification des compétences des jeunes issus du monde rural, la diversification des activités génératrices de revenus et l’appui aux agriculteurs.
Sur le plan politique, le parti accorde une place importante (troisième axe) à la moralisation de la vie publique. La démarche consiste en la préservation des droits des citoyens, le rapprochement de l’administration des citoyens, la mise à niveau de l’éducation ainsi que la lutte contre la corruption. La vision du MP a fait du volet culturel et linguistique son quatrième axe. Voulant se consacrer comme le porte-parole des populations amazighs, le parti haraki promet d’ériger la question amazighe en priorité. La plateforme du MP s’engage sur « la généralisation de l’amazigh dans les établissements scolaires et universitaires, la mise en place d’un plan stratégique et un plan d’action pour l’intégration de l’amazigh dans le système d’enseignement.
Par ailleurs, il est à retenir que le MP s’est distingué, particulièrement, par deux propositions ; la réforme du code de la famille (Moudawana) dans le sens d’une adaptation à l’évolution de la société marocaine, mais aussi par le maintien des subventions du butane, du sucre, de la farine et du blé tendre.
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :