Législatives néerlandaises: Pas de chance pour le populiste Wilders

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Longtemps donné favori des législatives néerlandaises du 15 mars, le populiste Geert Wilders
a perdu la bataille. À défaut de pouvoir gouverner, il espérait devenir la première force politique
du pays.
D’après les premiers décomptes, le Parti populaire libéral et démocrate (VVD, droite) du Premier ministre Mark Rutte a obtenu 32 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement. Geert Wilders, lui, arrive en deuxième place avec 19 sièges.
Le populiste n’avait pratiquement aucune chance de devenir Premier ministre puisque les principaux partis avaient annoncé, durant la campagne, leur refus de gouverner avec lui. Oscillant entre nationalisme et populisme, en arguant défendre des idées libérales et le mode de vie néerlandais, Geert Wilders cherchait surtout à propager ses idées. Des idées qui clivent la société multiculturelle néerlandaise et qui découlent de ses nombreuses phobies : islamophobie, xénophobie et europhobie.
S’il est connu pour militer en faveur d’un Nexit, une sortie néerlandaise de l’UE sur le mode britannique, le député de 53 ans a surtout bâti sa notoriété sur ses prises de position anti-islam. Obnubilé par cette religion qu’il qualifie d’idéologie, le chef du PVV avait notamment promis dans son programme électoral d’ordonner l’interdiction de la vente des corans, de fermer des mosquées, et de bloquer les migrants en provenance de pays à majorité musulmane. Cherchant à stopper « l’islamisation » de son pays, Geert Wilders estime qu’islam et appartenance à la nation néerlandaise sont incompatibles. En décembre 2016, il a été condamné pour discrimination pour avoir promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas. Une condamnation qui ne l’a pas empêché de s’en prendre, lors du lancement officiel de sa campagne, toujours aux Marocains, sa cible favorite, en qualifiant certains de « racailles ».
Pour Mark Rutte, la formation d’un gouvernement est susceptible d’être ardue. Son partenaire de coalition, le Parti travailliste (PvdA), enregistre en effet une défaite cinglante, avec neuf sièges, contre 38 aux dernières élections. Le ralliement d’au moins trois autres partis sera nécessaire pour parvenir à une majorité au Parlement.

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