Les Américains ont tué des centaines de milliers de personnes au Moyen-Orient, avoue D. Trump

Dans la séquence vidéo qui suit, l’actuel locataire de la Maison Blanche avoue la responsabilité directe de son pays dans la mort de plusieurs milliers de personnes au Proche-Orient. Bien entendu, il n’explique pas les raisons de ces tueries organisées dans les laboratoires secrets de l’administration US. «Nous avons tué des centaines de milliers de personnes au Moyen-Orient. C’est le sable le plus sanglant du monde, et ça n’avait pas à être ainsi. La décision la plus stupide que notre pays ait jamais prise a été d’aller au Moyen-Orient», avoue Donald Trump. 

«Non seulement des millions de personnes tuées – et j’inclus les gens deux côtés. Vous savez, certaines personnes disent : « Oh, vous ne devriez pas dire ça ». Moi, je le dis : « des deux côtés. ». Une erreur aussi horrible a été commise.», juge-t-il.

D. Trump rompt avec la doctrine interventionniste de Bush et des démocrates en général, se hâtent de conclure nombre de médias. Mais ils oublient que c’est bien lui qui a ordonné l’assassinat du Général iranien Qassem Soleymani, patron des Forces Al-Qods, alors qu’il était à bord d’un véhicule qui le transportait, début janvier, de l’aéroport de Bagdad en compagnie de son alter égo irakien Abou Mahdi Al Mouhandis, chef des Hachd Al-Chaabi.

Mais le pire a trait au «Deal du siècle» qui a mis définitivement en bière le processus d’Oslo devant aboutir à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. L’offre transactionnelle proposée par D. Trump, via son gendre Jared Kouchner, donne tout à l’occupant israélien et rien du tout au peuple palestinien spolié depuis la mise en pratique de la Déclaration Balfour.

Pas même des miettes au regard des encouragements dont jouissent les Israéliens pour faire de la Palestine un Etat juif dans lequel les Palestiniens, véritables ayant-droit, sont à peine tolérés s’ils ne sont pas déjà candidats à l’exil forcé vers d’autres contrées arabes qui sont poussés à pactiser avec l’entité sioniste.

Et dans la foulée, il a déclaré Al-Qods capitale éternelle de l’entité sioniste vers laquelle il a décidé de transférer la légation de son pays tout en encourageant d’autres pays, y compris en agitant les pressions de tout acabit, à marcher dans ses pas. On comprend dès lors les raisons qui poussent les Palestiniens à rejeter avec la dernière énergie la Pax Americana.

De là à parler de poudrière prompte à s’enflammer, il n’y a qu’un pas… Comme celui franchi non loin, à même le port de Beyrouth, parti en fumée pour permettre l’exclusion du Liban des enjeux régionaux et garantir la suprématie d’Israël qui voit le port de Haïfa se développer toute voiles déployées !

Pis, en faisant la promotion des fumeux accords baptisés Abraham auxquels deux pays du CCG ont déjà sacrifié, à savoir les Emirats arabes unis et le Bahreïn, en attendant de voir l’Arabie se joindre à ce concert, le chef de la Maison Blanche a réussi à focaliser l’ire des pétromonarchies non plus à l’endroit d’Israël, pays avec lequel les liens n’ont jamais été rompus, mais à l’encontre de l’ennemi juré d’Israël, et par voie d’extension des USA, la République iranienne. Le baril de poudre risque de tonner à tout moment. Et dans cette sombre perspective, nul besoin de chercher le coupable !

 

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