Les chiffres glaçants du réchauffement climatique

Une kyrielle de modèles a tenté d’évaluer, depuis quelques années déjà, le coût économique du changement climatique. Mais selon des chercheurs, ils ont jusqu’alors négligé l’importance des effets de la variabilité des températures. Avec pour conséquence, une sous-estimation du coût de notre inaction climatique de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an.

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Les chiffres glaçants du réchauffement climatique

Des chercheurs de l’université de Warwick, au Royaume-Uni, évaluent le coût induit par l’inaction climatique entre 10.000 et 50.000 milliards de dollars au cours des 200 prochaines années ! Soit entre 50 et 250 milliards de dollars par an — c’est-à-dire entre 40 et 210 milliards d’euros!

«Lorsque nous provoquons le réchauffement d’un système comme le climat de la Terre, cela ne se produit pas en douceur et uniformément. Les changements de la température de la Terre se traduisent par des dommages économiques et notre travail estime les dommages économiques supplémentaires auxquels nous pouvons nous attendre en raison de ces fluctuations de la température moyenne mondiale en plus de la hausse progressive due à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.» C’est ainsi que Sandra Chapman, chercheur à l’université Warwick explique, dans un communiqué, comment son équipe a conclu que les effets économiques du changement climatique avaient jusqu’alors été sous-estimés.

«Pour éviter le pire, nous avons besoin, non seulement de limiter drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi d’un ensemble diversifié de réponses politiques. Des investissements plus importants dans l’adaptation et la résilience», commente Raphael Calel, économiste. Selon lui, de tels investissements rapporteront bien plus que ce que l’on pensait.

Un autre rapport publié par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, assure que si rien n’est fait d’ici 2030, il faudra au moins 20 milliards de dollars par an pour financer ne serait-ce que l’aide humanitaire aux victimes du dérèglement climatique.

Et si en 2050, le climat se réchauffe de plus de 1,5 °C, les dégâts engendrés coûteraient quatre à cinq fois plus cher que les sommes à investir pour limiter ce réchauffement à 1,5 °C dès maintenant. Autrement dit, « cela représente un retour sur investissement d’au moins 4 pour 1 » assène Ove Hoegh-Guldberg, professeur à l’université du Queensland en Australie, et auteur de cette étude.

 

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